De geek à directeur technique

Le blog d'un geek devenu directeur technique

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Votre carrière

Comment faire progresser votre carrière dans la direction qui vous convient.
Comprendre la face cachée de l'entreprise. Comment les choses fonctionnent, qu'est-ce qui est évident mais dont personne ne parle ?

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mercredi 7 juillet 2010

Recrutement : Administrateur système

Le poste d'administrateur système n'est plus à pourvoir. Merci à tous ceux qui m'ont envoyé un CV.
Par contre, nous sommes toujours à la recherche d'un développeur PHP, n'hésitez pas à postuler.

Pour faire suite à mon billet précédent, je suis aussi à la recherche d'un administrateur système / responsable d'exploitation.

Présentation de l'entreprise

Nous éditons des sites web communautaires, comme CommentFaitOn ou DcoPhoto, et des sites "de niche" comme Le guide de la cuisine, ou les sites ComprendreChoisir (sur la fenêtre, la défiscalisation, le home cinema, les standards téléphoniques, ...).

Nous sommes localisés dans le 17è arrondissement de Paris (métro Villiers).

Définition du poste

Le poste d'administrateur couvre un champ d'action assez large.

Au quotidien, cela implique :

  • Maintenance du réseau interne de l'entreprise, qui comprend 28 postes de travail, 4 serveurs et un NAS. Nous avons un second réseau dédié à la téléphonie (voix sur IP).
  • Administration des serveurs de production, soit 5 machines hébergées en datacenter.
  • Exploitation : Mise en pré-production et en production de nos projets, déroulement des cahiers de tests. Amélioration de nos procédures de suivi et de documentation.
  • Monitoring de nos serveurs et applications.

Je cherche quelqu'un qui puisse aussi participer aux évolutions que nous avons commencé à mettre en place sur notre architecture :

  • Expertise en base de données (configuration MySQL, optimisation de requêtes, réplication de bases).
  • Amélioration de la montée en charge de nos serveurs Web (load-balancing).
  • Étude de solutions de virtualisation (OpenVZ) et de cloud computing.

Environnement technique

  • Linux : Tous nos serveurs tournent sous Ubuntu, ainsi que la plupart de nos postes de travail.
  • Web : Nos applications sont écrites en PHP, exécutées par Apache, et utilisent des bases de données MySQL.
  • Serveurs : Nos serveurs de productions vont du Core2Duo/4 GO au bi-Xeon QuadCore/16 GO, avec des disques allant de 300 GO à 750 GO. Les serveurs internes tournent sur du matériel classique, certains sont virtualisés.
  • Scripting : Quelques scripts d'administration sont écrits en shell, mais la plupart de nos outils sont écrits en PHP (cela facilite les choses quand il faut se connecter à l'applicatif).

Si vous êtes intéressés, envoyez-moi votre CV à l'adresse amaury.bouchard@finemedia.fr.

lundi 21 juin 2010

Recrutement : Développeur principal PHP 5

Un billet inhabituel aujourd'hui : Fine Media, l'entreprise que j'ai co-créé et dont je suis le directeur technique, est à la recherche d'un développeur web. Pas n'importe quel poste de développement ; nous cherchons notre développeur principal.

C'est quoi un développeur principal ? Simplement la personne qui pourra prendre mon relais. Un “responsable des développements”, si vous préférez.

Présentation de l'entreprise

Nous éditons des sites web communautaires, comme CommentFaitOn ou DcoPhoto, et des sites "de niche" comme Le guide de la cuisine, ou les sites ComprendreChoisir (sur la fenêtre, la défiscalisation, le home cinema, les standards téléphoniques, ...).

Nous sommes localisés dans le 17è arrondissement de Paris (métro Villiers).

L'environnement technique

  • Linux. On utilise de l'Ubuntu Server sur les serveurs, et de l'Ubuntu Workstation sur les postes de développement. À vrai dire, même les rédacteurs et les commerciaux sont sous Linux, chez nous.
  • PHP 5. Tout est développé en PHP, en objet, en utilisant des design patterns, avec des cycles de développement itératifs et des validations test/pré-production/production.
  • MySQL. On fait des requêtes assez compliquées. Il vaudrait mieux que vous sachiez la différence entre une sous-requête et une jointure.
  • Subversion. Si vous n'avez jamais utilisé le moindre système de gestion de sources, ce n'est pas grave, vous vous y ferez très vite. Et après vous ne pourrez plus vous en passer.

Ce que vous aurez à faire

  • Améliorer notre framework MVC interne, ainsi que notre CMS. Ils sont petits et légers, des vrais jouets faciles à faire évoluer dans les directions qui nous intéressent.
  • Travailler sur FineFS, notre outil de clustering réseau, placé sous licence libre. Si vous cherchez un projet hyper-technique en PHP, vous allez être servis ! ;-)
  • Génie logiciel : modélisation des objets métier, évolution du modèle de base de données, développement orienté objet.
  • Gestion de projet : écriture des spécifications techniques, suivi du planning, supervision des tests.

Évidemment, c'est un poste avec certaines responsabilités. Donc je cherche quelqu'un ayant déjà fait ses preuves en développement Web, et qui aime ça. Un passionné avec des idées à faire valoir, ayant envie de les partager et de les appliquer. Mais aussi quelqu'un qui souhaite faire de la gestion de projets et faire de l'encadrement.

Sans oublier que je prends le temps de former les membres de mon équipe. Car il s'agit vraiment d'une équipe : je cherche quelqu'un qui pourra nous apporter autant que nous pourrons lui apporter.

Alors si vous êtes ambitieux, si vous avez des idées techniques intéressantes, si vous aimez le Web et avez envie de bosser sur des trucs pointus et originaux, envoyez-moi votre CV à l'adresse amaury.bouchard@finemedia.fr.

dimanche 13 juin 2010

Attention aux mercenaires

Vendredi dernier, j'ai fait passer un entretien d'embauche. J'en fait passer régulièrement, c'est une activité chronophage mais malheureusement nécessaire.

Là, je recevais un jeune homme qui avait un profil autodidacte, chose qui ne me dérange pas outre mesure tant que les connaissances, les capacités et la motivation sont là. Malheureusement pour lui, il a lamentablement échoué à un petit test technique de rien du tout, qui me sert habituellement de «filtre passe-bas». Comme je cherche un développeur expérimenté, c'était évidemment rédhibitoire.

Quand je fais passer un entretien − à plus forte raison quand je m'apprête à l'écourter − je prends le temps de donner un feed-back au candidat. Je peux lui donner quelques trucs dont je parle sur ce blog, concernant le CV ou l'entretien lui-même, ou lui donner quelques pistes dans sa recherche. On ne se refait pas.

Là, le jeune homme avait sur son CV un parcours particulier : une première expérience d'un an en contrat pro, puis une autre expérience d'un an, puis enfin son poste actuel qu'il occupait depuis moins de 2 ans. Quand je vois ce genre de chose, je demande toujours au candidat de m'expliquer. Jusqu'ici, j'avais toujours eu des réponses satisfaisantes ; on m'expliquait que le poste était moins intéressant que prévu, ou que que l'entreprise n'offrait aucune perspective d'évolution, ou encore que les attentes de l'entreprise étaient trop élevées et que le candidat s'était mis à la recherche d'un poste lui permettant de développer son expérience.
Bref, dans tous les cas, les personnes en face de moi ont toujours tenté de m'expliquer qu'il s'agissait d'erreurs de parcours ponctuelles.

Bizarrement, ce candidat a réagi tout autrement. Il m'a dit que le turn-over est un fait en informatique, que les développeurs restent entre 6 mois et 1 an et demi dans leurs entreprises, qu'il est normal de vouloir changer d'air régulièrement. Quand je lui ai dit que les entreprises cherchent des employés pour les garder longtemps, il m'a dit qu'il n'était pas d'accord (sic) et qu'aucun autre recruteur ne lui avait jamais posé ces questions ni fait ces remarques.
(Je lui ai demandé si les autres recruteurs qu'il avait rencontré l'avaient rappelé, il m'a dit que non. Étonnant, hein ?)

Où est le problème ?

En fait, il faut se rendre compte que lorsqu'une entreprise embauche une personne, c'est dans l'idée d'investir dessus. Investir en prenant le temps de la former, ce qui génère des coûts par son salaire alors qu'elle n'est pas productive, mais aussi par le manque à gagner sur le salaire des personnes qui la forment et qui ne sont donc pas productives non plus durant cette période. Investir en comptant qu'il lui faudra une certaine période d'adaptation au métier de l'entreprise, à ses outils, à ses procédures.

Le retour sur investissement prend plusieurs formes. La première, c'est le travail effectif que cette personne va fournir par la suite. Plus elle sera autonome, plus le retour sur investissement sera important.
Ensuite, par son implication et sa créativité, cette personne peut amener des idées fondamentales qui peuvent avoir des impacts déterminants sur l'organisation (tant fonctionnelle que technique) de l'entreprise.
Il y a aussi la propre expérience que possède cette personne, et qu'elle partagera avec ses collègues. Si cette personne conduit une veille technologique efficace, cet aspect peut devenir relativement important.

Dans tous les cas, le retour sur investissement se fait dans la durée. On n'embauche pas un informaticien en se disant qu'il sera parti ailleurs dans un an et demi. Il faut être totalement hermétique aux réalités du monde de l'entreprise pour croire cela.
Au contraire, la plupart des entreprises cherchent à recruter des personnes qui pourront s'épanouir sur le long terme, qui donneront le meilleur d'elles-mêmes, qui pourront «grimper les échelons» au fur et à mesure que l'entreprise se développe.

Lorsque les entreprises cherchent des mercenaires, elles se tournent vers des sociétés de service ou des développeurs free-lance. Dans ces cas-là, elles payent des compétences pointues dont elles ont besoin pendant une durée convenue. Mais c'est alors une situation particulière, gérée comme telle, qui comporte ses avantages et ses inconvénients. Il y a une grande différence entre se payer les services d'un mercenaire professionnel compétent, et former un informaticien qui mettra sa formation en œuvre dans d'autres entreprises.

Pour les recruteurs

Habituellement, les candidats sont assez intelligents pour ne pas réagir comme le candidat dont je vous parle. Même ceux qui aiment bien faire «grimper les enchères» trouvent toujours une manière positive d'expliquer leur parcours. Ils sentent bien qu'il serait néfaste pour eux de se présenter comme des danseuses sur qui on ne peut pas compter plus de quelques mois.

Mais il faut être vigilant. Essayez de lire entre les lignes pour comprendre les réelles motivations du candidat. S'il semble être intéressé par le salaire de manière exagérée par rapport aux autres aspects (intérêt du poste, ambiance de travail, formation continue, proximité géographique, ...), cela doit vous mettre la puce à l'oreille.

Pour les candidats

La première chose à intégrer est que le turn-over des employés n'est pas plus normal en informatique que dans d'autres secteurs. C'est même plutôt l'inverse : les salaires sont assez élevés (par rapport à d'autres branches qui réclament autant d'années d'études) et on ne peut pas vraiment parler de pénibilité du travail.

Essayez de comprendre qu'il est dans votre intérêt et celui de votre carrière de trouver un poste dans lequel vous allez pouvoir apprendre des choses, où vous allez pouvoir faire fructifier cet apprentissage, mais aussi un poste où vous allez pouvoir vous exprimer, faire la différence, gagner des responsabilités.

J'ai déjà croisé des jeunes disant qu'ils pensaient passer deux ou trois ans dans telle ou telle entreprise, pour «avoir un nom à mettre sur le CV» ou parce que le salaire y était vraiment intéressant. Mais sans jamais regarder l'intérêt intellectuel du travail en question, ni les perspectives d'évolution. Et à chaque fois, ils se sont retrouvés au bout de 6 mois à chercher un autre boulot, plus humain, plus intéressant ou mieux encadré ; ou bien ils passaient 2 ans à déprimer.
Ce n'est pas une situation enviable.

dimanche 4 avril 2010

CV et photo

Je donnais récemment des conseils à des étudiants en première année d'école d'ingénieur, au sujet de leurs CV. Ces étudiants étaient en recherche de leur premier stage professionnel en informatique.

J'ai toujours dit qu'il ne faut pas mettre de photo sur les CV qu'on envoie aux entreprises. La raison est simple. Quand on rédige un CV, il faut minimiser tout ce qui pourrait amener un recruteur à le mettre à la poubelle.

Ainsi, il faut utiliser une mise-en-page claire et lisible, s'assurer que les informations sont rapidement identifiables, qu'on met en avant nos connaissances et notre expérience. Parce que si le recruteur ne trouve pas rapidement les informations qu'il espère y trouver, il va vite passer au curriculum suivant.

Peut-être que le recruteur n'aime pas les blonds, ou il vous trouve mal habillé sur votre photo, ou a envie de rire en voyant votre sourire crispé. Bref, votre tête peut ne pas lui revenir.
Alors pourquoi lui donner des raisons (même mauvaises) pour écarter votre CV dès la première passe ?

Votre but est qu'il y consacre assez de temps pour qu'il se rende compte que vous avez de vraies compétences à faire valoir. Évidemment, vous risquez de vous heurter à ce "délit de sale gueule" lorsque vous passerez en entretien. Mais vous aurez alors franchi les premiers obstacles, et vous pourrez exposer vos qualités par vous-même. Vous ne subirez pas de préjugé sans pouvoir vous défendre en personne (c'est ce qui arrive quand on met sa photo sur son CV).

Par contre, je dis aussi tout le temps qu'il faut aller en entretien en apportant plusieurs copies imprimées de son CV. Premièrement par politesse, c'est à vous de prendre le temps de l'imprimer, pas le recruteur qui en reçoit plusieurs dizaines par jour. Ensuite parce que votre CV doit vous servir de support à votre discours ; suivez-le pour être certain de ne pas oublier d'expérience ou de technologies.

Et donc, cet exemplaire que vous donnez au recruteur, il peut être intéressant d'y mettre votre photo.
Parce qu'au moment où il repassera en revue tous les candidats qu'il a reçu en entretien, il peut ne pas se souvenir de tous les détails de certaines entrevues vieilles de quelques jours ou semaines. Et dans ce cas, il vaut mieux apporter des indices supplémentaires qui l'aideront à se souvenir.

Si, en voyant le CV, le recruteur se dit "Ah oui, c'est le gars avec qui je m'étais bien entendu" ou "C'est vrai, c'est celle qui avait déjà bossé sur la techno XYZ !", vous avez tout bon.

Pensez quand même à choisir une photo de bonne qualité, sur laquelle vous apparaissez à votre avantage, bien habillé tout en restant relax.

samedi 27 mars 2010

Attention aux «sauveurs»

J'ai rencontré plusieurs situations où une personne était placée, ou se plaçait, en situation de «sauveur». Vous savez, c'est le syndrome qui fait qu'on pense parfois que, face à une situation problématique, le recrutement d'une seule personne va tout solutionner.

Malheureusement, cela a plusieurs effets pervers.

On vous présente un sauveur

Voilà la situation la plus fréquente. La hiérarchie de votre entreprise est persuadée qu'elle ne possède pas en interne les qualités nécessaires pour aller là où elle le souhaite. Elle embauche donc un caïd, une personne qui est censée avoir des aptitudes hors du commun, de par son intelligence, sa formation et/ou son expérience.
Souvent, on vous présentera une personne qui a un CV long comme le bras, ayant fait sa carrière dans de grosses boîtes (ou, en tout cas, dans des entreprises de taille supérieure à la votre). Cela lui donne une respectabilité et une assurance qui lui viennent de sa connaissance des sujets à traiter, de son habitude des procédures à appliquer.

Personnellement, j'ai déjà été confrontés à plusieurs sauveurs de ce genre. Je n'y ai vu que 2 issues possibles :

  1. Tout le monde se développe de grandes attentes, on espère de grandes choses. Et rapidement, on se rend compte que le sauveur n'est finalement pas à sa place. Il a l'habitude du cadre d'une grande entreprise, mais ne sait pas comment appliquer ses connaissances dans une petite boîte où il faut être plus réactif. Ou pire, il cherche à imposer sa manière de faire, sans prendre le temps de comprendre comment fonctionne l'entreprise ; il tente sa petite révolution, qui non seulement n'est jamais appréciée par les gens en poste, mais n'atteint pas son but la plupart du temps. Dans de telles situation, j'ai toujours vu le sauveur finir par quitter l'entreprise ou se faire virer ! Véridique.
  2. Le sauveur tente de faire son travail du mieux qu'il peut, en tentant de comprendre les méthodes de travail en place et en faisant preuve d'humilité. Malheureusement, si la direction l'a embauché en le présentant comme LA personne qui allait tout solutionner, c'est que de grands espoirs sont placés en cette personne. Et forcément, il est quasiment impossible de se montrer au niveau de ces espoirs. Systématiquement, ceux qui avaient dit «Vous verrez, avec lui tout ira mieux !» sont alors extrêmement déçus lorsqu'ils se rendent compte qu'ils n'ont pas recruté le surhomme escompté, et ils réagissent avec un excès inverse : le sauveur devient à leurs yeux un incompétent. Et souvent ils passent plusieurs fois de l'euphorie à la déception, de manière de moins en moins excessive, jusqu'à se rendre compte que la personne fait son travail efficacement, qu'il fallait juste lui donner le temps de monter en compétence.

Dans les deux cas, cette réaction est assez humaine mais reste très désagréable. Cela fait traverser des périodes de doutes, de déceptions, de conflits ; tout le monde se retrouve dans une situation d'échec à un moment ou un autre à cause de ce genre de situation.
Ce n'est pas bon pour l'entreprise, ce n'est pas bon pour les hommes, ce n'est pas efficace en terme de business.

Vous êtes le sauveur

Vous venez d'être recruté dans une entreprise, et dès le premier jour on vous fait comprendre qu'on vous attendait impatiemment. «Ah, toi au moins tu réussiras à faire avancer le projet X.», «Depuis le temps qu'on attend quelqu'un pour résoudre le problème Y.», «On a hâte que tu nous apprennes les vraies méthodes de travail !»

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