Elevator Pitch

Il existe un concept très intéressant, assez connu chez les américains : le « elevator pitch ».

L’idée est simple à comprendre. Imaginons que vous ayez créé une start-up, et que vous passiez du temps à un salon pour trouver un investisseur ; bizarrement, c’est après une longue journée infructueuse que vous allez croiser un important VC, dans l’ascenseur qui vous ramène à votre chambre d’hôtel. Ou encore, vous êtes un développeur ambitieux, et vous cherchez à présenter un projet personnel au big boss de votre compagnie ; et c’est près de la machine à café que vous tombez sur lui de manière imprévue. Ou vous souhaitez conclure un gros contrat avec un client important, mais vous êtes bloqué par son directeur commercial ; là encore, ce PDG fera un jour son footing dans le même parc que vous sans que vous l’ayez prévu.

Ce genre de situations ne semblent pas si inhabituelles qu’il n’y paraît. Une quantité non négligeable de contrats se signent de cette manière.

En quoi ce concept est-il intéressant ? Eh bien parce qu’il faut être préparé à ces situations. Dans ces conditions, le but est d’éveiller l’intérêt de l’interlocuteur, de l’accrocher pour qu’il ait envie d’en savoir plus. Et cela en quelques dizaines de secondes. Cela force à aller à l’essentiel.
Être enfermé 45 secondes avec quelqu’un oblige à synthétiser ses idées, à partager une vision large des choses (celle qui est intéressante !).

Réflexions sur la création d’entreprise

Je vous en parlais récemment, j’ai participé la semaine dernière à une table ronde consacrée à la création d’entreprise. Les échanges étaient très intéressants, et cela m’a donné envie de vous résumer quelques idées sur le sujet.

Profiter de la jeunesse

Peut-être êtes-vous étudiant, ou fraîchement diplômé. Vous vous sentez l’âme d’un entrepreneur, mais vous avez peur de vous lancer dans une aventure un peu trop difficile, peur de vous rater. C’est assez logique de penser cela. On peut penser que plusieurs années de pratique sont nécessaires pour démarrer une entreprise, et que les risques augmentent de manière inconsidérée quand on crée une entreprise alors qu’on ne possède aucune expérience.

Mais en fait, c’est (presque) le contraire. L’élément le plus important, c’est que vous n’avez rien à perdre. Ceux qui ont créé une entreprise pendant leurs études (ou juste à la sortie de l’école) ne regrettent pas de l’avoir fait à ce moment-là, même lorsque cette entreprise a coulé rapidement. En gardant un mode de vie estudiantin, on n’a pas de gros besoins financiers. On n’a souvent pas encore de responsabilités familiales.

Au final, les risques pourraient difficilement être plus faibles. Dans le pire des cas, vous perdrez l’argent investi dans l’entreprise, qui peut être limité au minimum (voir plus bas). Réfléchissez bien : vous voulez créer une entreprise ; est-ce que ce sera plus facile quand vous aurez un prêt immobilier sur le dos et une famille à nourrir ?

Pas besoin de fonds

Les questions posées pendant la table ronde revenaient régulièrement sur le sujet des fonds nécessaires pour démarrer une activité. Et tous les créateurs d’entreprise présents étaient d’accord pour dire qu’il s’agit d’un faux problème.

Devoir composer avec des moyens limités impose d’être créatif et pragmatique. Il est important de garder à l’esprit que le but d’une entreprise est de générer des bénéfices, et lorsque l’on possède trop d’argent en banque on a le risque de vouloir créer pour la beauté du geste et non pour la finalité du business. C’est ce qui est arrivé à beaucoup de start-ups au début des années 2000. En ayant des ressources faibles, vous serez sûr de vous concentrer sur l’essentiel.