De geek à directeur technique

Le blog d'un geek devenu directeur technique

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jeudi 13 mai 2010

Améliorer les flux d'information

J'ai entendu récemment un échange qui m'a amusé, entre un oncle et une tante.
Elle de dire :

Mais tu ne m'écoutes pas ?

Et lui de répondre :

Je ne peux pas, tu parles tout le temps !

Derrière cette blague potache, on peut toutefois discerner une vérité universelle. Dans un flot incessant de communication, il devient difficile de faire le tri entre les informations pertinentes et celles qui ne le sont pas.

Dans le monde de l'entreprise, cela est d'autant plus vrai que le nombre d'interlocuteurs est souvent bien plus grand que dans le cadre plus restreint de la sphère familiale proche. Chaque nouvel intervenant sur un projet communique à son tour en direction de toutes les autres personnes concernées, ce qui démultiplie les échanges.

C'est toujours pareil

J'imagine que cela a dû vous arriver, d'effacer plusieurs dizaines d'emails que vous aviez reçu dans la même journée, et qui ne véhiculaient aucune information réellement utile pour vous. Et si vous réfléchissez bien, vous vous souviendrez que vous en avez vous-même envoyé un certain nombre dans la même journée.

Pourquoi envoie-t-on ce genre d'email ? Les raisons habituelles sont, en vrac :

  • Pour transmettre l'information à tous ceux qui pourraient en avoir besoin.
  • Pour élargir une discussion, s'assurer que notre désaccord avec Untel sera connu de tous.
  • Pour faire passer ses choix en douce («Comment ça tu n'es pas au courant ? Je l'ai proposé dans un email il y a 3 semaines et tu ne m'as pas dit non !»).
  • Pour se couvrir, en rejetant la faute sur les autres («Ça fait 2 mois que je vous préviens qu'on n'y arrivera pas, à raison de 15 emails par jour !»).

Et quand ce n'est pas par email, ça peut prendre la forme de blogs ou de forums d'entreprise dont le rapport signal/bruit décroit au fur et à mesure que la quantité d'information échangée augmente.

Le pire, c'est qu'on a tous fini par s'habituer à cet état de fait. On a l'impression que c'est comme ça depuis toujours, et il n'y a aucune raison pour que ça change.

Mais on peut éviter ça

Toutes les entreprises devraient pourtant essayer de contrer cette vague incontrôlée de communications inutiles. Parce que le temps perdu par le traitement de ces informations finit par générer des coûts injustifiables.

La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a pas obligatoirement besoin d'une politique d'entreprise globale. Chacun peut commencer par mettre en place des habitudes différentes avec juste ses collègues les plus proches ou son équipe de projet.

La méthode tient en quelques points simples :

  1. Avant de transmettre une information, demandez-vous :
    1. Est-ce le destinataire en a vraiment besoin. S'agit-il d'une information nécessaire pour accomplir son travail ?
    2. Est-ce que le vecteur d'information est le plus adapté ? Les échanges d'emails ne sont pas adaptés aux assignations de tâches ni aux partages de documents.
  2. Faites ce qu'il faut pour que l'information soit rapidement identifiable par son destinataire :
    1. S'il s'agit d'un email, donnez-lui un titre explicite, et préfixez-le avec le nom du projet concerné. Sur d'autres systèmes d'information, utilisez intelligemment les labels ou tags disponibles.
    2. Synthétisez le contenu de ce que vous voulez transmettre. N'imposez pas aux autres de devoir lire une prose de trois kilomètres de long, ou de devoir relire un échange de 25 emails pour comprendre de quoi il en retourne.

Mon expérience

Évidemment, ce n'est pas toujours facile de simplifier les échanges. On se retrouve parfois dans des situations cocasses, avec des personnes qui se sentent offensées de ne pas avoir été mises en copie d'un email qui ne leur servait à rien, ou d'autres qui déploient des trésors d'ingéniosité pour couvrir leurs arrières de manières nouvelles et originales (comme par exemple en utilisant la "politique de réduction" pour justifier l'absence d'information sur le retard pris par leur projet, alors que plusieurs réunions auraient permi de le faire de toute manière).

De mon côté, je demande à ce que les emails qui me sont envoyés soient préfixés par le nom de projet entre crochets (c'est une convention très répandue). Quelques exemples :

  • [IT] Problème serveurs résolu
  • [ComprendreChoisir] Ajout fonctionnalité de tri sur page produits ?
  • [corporate] On n'a plus de PQ

Je préviens régulièrement mes interlocuteurs qu'un message mal titré sera lu avec beaucoup de retard. Ce n'est pas une volonté de ma part, c'est juste que j'ai au final assez peu de temps à consacrer à mes emails, et je me retrouve parfois plongé dans du boulot jusqu'au cou pendant plusieurs heures. Un message mal titré n'éveillera pas ma curiosité, et risquera d'être lu seulement en fin de journée.

Par ma place de directeur technique, un grand nombre de messages "informatifs" me sont envoyés, qui ne sont là que pour me permettre de garder un œil sur la progression des projets. Je n'y vois pas d'inconvénient, dans la mesure où ces messages ne sont pas prioritaires (ils ne seront peut-être pas lus) et que les mêmes informations arrivent jusqu'à moi lors des réunions quotidiennes que je fais chaque matin avec mon équipe.

Mais j'essaye d'inciter l'ensemble des personnes de mon équipe à réduire la quantité de messages échangés, et à se poser les quelques questions que j'ai cité plus haut. Cela prend du temps, mais c'est utile.

dimanche 28 mars 2010

Citation : «Vendredi 17h, ça veut dire lundi»

Vendredi matin, un de mes collègues est venu me voir pour qu'on planifie une petite réunion de travail plus tard dans la journée. Si vous avez lu mon billet sur le harcèlement positif, vous savez déjà comment je travaille : Lorsque quelqu'un a besoin de moi pour accomplir une tâche urgente, j'impose à cette personne de rester avec moi pendant que je m'en occupe, même si elle ne fait que me regarder. Par contre, lorsqu'une tâche "externe" (comprendre : qui n'est pas une de mes tâches) n'est pas urgente, j'ai un peu tendance à la repousser jusqu'à ce qu'elle devienne plus importante que mes projets en cours − parce que sinon je ne fais que traiter les problèmes des autres, jamais les miens (et vous pouvez imaginer qu'on me confie des problèmes assez importants).

Donc là, sans réfléchir, j'ai eu le mauvais réflexe de lui proposer de venir me voir à 17h00. Et il m'a répondu très intelligemment : «Vendredi 17h, ça veut dire lundi»

Son point de vue est assez juste. Connaissant les risques de voir des choses urgentes surgir du néant le vendredi soir, qu'on est obligé de régler avant de partir en week-end (loi de Murphy, quand tu nous tiens...), placer une réunion de travail à cet horaire n'était pas très judicieux.

En plus, si ça n'allait pas être traité ce vendredi soir, cela n'aurait pas été le cas non plus le lundi matin (à cause des divers réunions hebdomadaires). Donc lundi après-midi ? Wow, ça commence à faire un gros décalage.

La solution ? On a placé la réunion à 16h30. Les urgences du moment nous ont fait commencer à 16h40, et tout s'est bien passé.

De manière plus générale, il faut toujours envisager le pire. Je reparlerai sûrement de ce sujet dans un autre billet, parce que c'est important. Mais prenons un autre exemple : comme beaucoup d'entreprises, nous ne faisons jamais de mises en production le vendredi. Le risque est trop grand qu'une évolution introduise un bug qui ne soit pas visible immédiatement, ou qu'un "retour-arrière" soit très délicat. Se donner au moins une journée de tampon est une bonne pratique.

Pour tout dire, dans les premiers mois de mon entreprise, nous nous sommes permis quelques fois de passer en production des développements le vendredi, un peu «à l'arrache». À chaque fois, nous pensions que le risque était limité, parce qu'il s'agissait d'évolutions mineures, qui touchaient une partie bien définie du code. Et pourtant, la première version était quasi-systématiquement bugguée − rien de vraiment grave, mais suffisamment pour imposer une révision correctrice.
À bien y réfléchir, on a quand même connu une ou deux sueurs froides à cause de ces mises en production mal maîtrisées et mal planifiées.

«Rien de sert de courir, il faut partir à point.» Dans certains cas, il vaut mieux devancer la planification pour réduire les risques. Et quand ce n'est pas possible, il ne faut pas hésiter à reporter. Mais dans tous les cas, il faut penser avec sa tête, pas avec sa montre.

jeudi 11 février 2010

Le «harcèlement positif» comme méthode de travail

Il y a environ un an, je vous parlais du logiciel Action Method. Il propose une fonctionnalité «nagging», qui permet de rappeler au responsable d'une tâche que celle-ci réclame une attention particulière ou une exécution rapide.
J'aime bien cette fonction toute simple mais très utile. J'ai implémenté la même chose dans l'outil de gestion de projets qu'on utilise en interne dans mon entreprise, et je pense l'inclure au projet Skriv.

Les leviers de productivité

Avec le temps, je me suis rendu compte que je me servais − et je ne suis pas le seul − du «harcèlement» comme d'une manière normale de travailler. Non pas que je harcèle les gens avec qui je bosse (c'est puni par la loi !), mais je les incite à me harceler.

Je m'explique : De par mon poste de directeur technique, je suis amené à réaliser un certain nombre de choses par moi-même, mais une part importante de mon travail est de permettre aux autres de travailler. Que ce soit en débloquant un développeur qui reste scotché sur un bug, en aidant l'administrateur sur des tâches IT, en discutant de spécifications avec un chef de projet, en organisant les procédures d'une équipe, ... je passe plus de la moitié de mon temps à “mettre de l'huile dans les rouages“.
C'est un calcul simple à faire : Cette vingtaine de personnes, si je peux faire quelque chose pour la rendre plus productive, elle générera plus de résultats que si je me concentre uniquement sur mes tâches. Et même si je ne réussis qu'à améliorer la productivité de 3 personnes, ça en vaudra la peine.

Petit aparté : Cette manière de faire peut être dangereuse si on ne la maîtrise pas. Il ne faut pas devenir le point de passage obligatoire pour toutes les réalisations, sinon on se transforme en goulot d'étranglement. Au lieu de rendre les gens plus productifs, on ralentit au contraire leur travail.

Priorités vs réactivité

Malheureusement, devenir un tel «point central» fait qu'il y a souvent un défilement incessant de personnes qui viennent me demander quelque chose. Parfois c'est juste pour avoir une info ou pour me demander mon avis avant de prendre une décision, d'autres fois c'est pour me demander de réaliser une opération qui va prendre plus de temps.

Au début, je notais les requêtes au fur et à mesure qu'elles arrivaient, en utilisant ma todo-list personnelle, ou notre buglist ou notre logiciel de gestion des tâches. Mais ça ne fonctionnait pas. Les requêtes s'empilaient sans que les demandeurs ne fassent l'effort de réfléchir aux priorités de leurs demandes. Je les traitais suivant leur ordre d'arrivée et non pas suivant leur importance ; j'étais dans la réaction et pas dans la planification.
Évidemment, j'aurais pu simplifier les choses en répondant à chaque demande «Tu as créé un ticket dans la buglist ?», et attendre le lendemain pour revoir l'ordre de priorité de toutes les tâches en attente. Mais perdre en réactivité n'est pas la bonne réponse à un problème d'identification des priorités.

Le harcèlement positif

Au final, quand quelqu'un a besoin de moi, il y a 3 scénarii :

  1. Je suis occupé à faire quelque chose d'important et long. Je demande de revenir plus tard, mais je m'informe quand même de l'importance de la demande (au cas où).
  2. Je suis occupé, mais je n'en ai plus que pour 2 minutes. Je demande à la personne de s'asseoir à côté de moi et d'attendre que j'ai fini. Quand les demandes ne sont pas si importantes que ça, les gens n'ont naturellement pas la patience d'attendre. Ils agissent comme si j'allais systématiquement m'arrêter de travailler pour traiter leurs requêtes dans la seconde ; mais si on leur demande à eux d'attendre, ils y réfléchissent à 2 fois.
  3. Il y a déjà plusieurs personnes qui font le pied de grue pour utiliser mon «temps machine». Dans ce cas, on évalue collégialement les priorités. Mais il y a un effet naturel qui s'ajoute : Lorsque quelqu'un attend depuis longtemps, il fait ce qu'il faut pour ne pas continuer à attendre ; soit il finit par abandonner (ce n'était pas si important finalement), soit il réussit à nous convaincre de l'importance de sa demande.

Quand quelqu'un a réussi à m'atteindre (si je puis dire), je lui demande de rester assis à côté de moi pendant tout le temps que je vais prendre pour réaliser ce qu'il me demande. Ceci est valable pour toutes les tâches «normales». Si une tâche va me prendre plusieurs heures, je l'intègre à ma todo-list globale.
On pourrait s'étonner du fait que je force des non-techniciens à rester près de moi, même quand je ne fais qu'exécuter des actions techniques. Pourtant, c'est justement ce qui fait que cela fonctionne :

  • Si la personne s'en va, il y a de gros risques que quelqu'un d'autre arrive juste derrière et me fasse travailler immédiatement sur une tâche plus urgente. Cela a moins de chances d'arriver si je suis visiblement occupé avec une autre personne.
  • Si la personne qui me demande quelque chose ne peut pas rester avec moi, si elle a plus important à faire que de s'assurer que je m'en occupe rapidement, c'est sûrement que ce qu'elle me demande n'est pas très important. Ou en tout cas, cela veut dire que j'ai moi aussi d'autres tâches plus importantes dont il faut que je m'occupe.
  • En gardant les requérants auprès de moi, je peux leur donner les informations qui leur permettront d'être indépendants la prochaine fois. Si par contre je m'en charge toujours de A à Z, tout seul dans mon coin, il n'y a aucune chance qu'ils montent en compétence.
  • Au moment où la tâche est terminée, ils en ont aussitôt un statut exact et complet. Il n'y a pas de tergiversation, il n'y a pas de perte d'information à cause d'une communication incomplète.

Qu'en penser ?

Je suis conscient de l'aspect complètement empirique de cette manière de travailler. Peut-être qu'elle ne peut pas s'appliquer à toutes les personnes ni à toutes les situations. Mais je l'ai vu fonctionner à maintes reprises, et ça fonctionne dans mon entreprise.

D'une certaine manière, cela me rappelle certains aspects de la méthode Getting Real de 37signals. Entre autres son paragraphe Start With No. On peut y retrouver des notions similaires :

  • On doit parfois ajouter des contraintes pour devenir plus efficace.
  • Les idées importantes finissent toujours par se faire entendre. Sans système de filtrage, c'est la cacophonie.

lundi 8 février 2010

Du micro-management jusqu'à la délégation, le long parcours de la confiance

Quand on gère une équipe, on se retrouve régulièrement confronté à un dilemme : Quand et comment déléguer ?
Même si on n'est pas un control freak, on ne va pas confier “les clés de la maison” aveuglément ; mais d'un autre côté, il n'est pas possible de demander aux gens de donner le meilleur d'eux-mêmes si on est sans cesse en train de les surveiller. Alors que faire ?

Types de management

La plupart des livres et méthodes de management mettent en avant 2 points qui sont réellement importants (et qui sont liés l'un à l'autre) :

  • Il faut responsabiliser les personnes que l'on encadre. Ainsi ils gagneront en confiance, prendront des initiatives, réfléchiront par eux-même, travailleront de manière autonome, feront attention à la qualité de leur travail.
  • Le corollaire : Il ne faut pas faire de micro-management.

Le micro-management consiste à être continuellement sur le dos des membres de son équipe, de surveiller leurs moindres faits et gestes. C'est une mauvaise pratique pour plusieurs raisons :

  • Une surveillance constante induit un climat pesant et génère du stress. Personne n'aime travailler dans ces conditions, la qualité du travail ne peut pas être optimale.
  • Quand on est à l'affut de la plus petite erreur, et qu'on signale chaque maladresse, on place la personne dans une situation d'échec continuel qui est fortement démoralisante.
  • Tous les processus d'apprentissage comportent des cycles erreur-réessai qui ne peuvent pas se faire si on est paralysé par la hantise de l'échec.
  • Dans une moindre mesure, quand on surveille les autres, on ne fait rien de réellement productif soi-même.

Donc nous sommes d'accord, il faut éviter le micro-management.
Mais l'excès inverse est tout aussi néfaste. Je connais des gens dont la technique de management est «Laisser les gars se débrouiller» ; cela a pour résultat de “laisser les gars dans la merde” et non pas de créer des gars débrouillards.

La confiance

On en vient au point essentiel : la confiance
Il est impossible de confier des responsabilités à quelqu'un si on ne fait pas confiance à cette personne.

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dimanche 3 janvier 2010

L'email n'est pas mort

Il y a quelques heures, j'ai écrit un commentaire en réponse à un billet du blog Entreprise 2.0. Ce billet, intitulé Peut-on envisager une entreprise sans email ? a pour thème l'abolition de l'usage de la messagerie électronique en entreprise. Son auteur estime que les nouveaux outils et les nouvelles pratiques permettent de se passer de l'email, et qu'il serait plus efficace de se concentrer sur l'emploi de plate-formes collaboratives, de messageries instantanées, de blogs d'entreprise, de micro-blogging, ...

J'ai donc écrit un commentaire assez long pour donner mon avis sur la question. Je vais le reprendre ici en le développant un peu, parce que je pense qu'il s'agit d'un débat intéressant, qui est loin d'être clos.

Les outils de communication utilisés en entreprise

Avant de disserter sur l'évolution des communications intra- et inter-entreprises, passons déjà en revue les différents moyens de communication qui sont à notre disposition.

  • Le téléphone. Parfait pour les échanges rapides d'information entre deux personnes, il remplace la discussion en face-à-face en éliminant les barrières géographiques. Les discussions orales ont le grand avantage d'être rapides, contrairement aux échanges écrits − qu'ils soient instantanés ou non.
  • Le courrier postal et le fax. Encore très largement utilisés pour les échanges de documents écrits ayant une signification juridique, particulièrement lorsqu'il faut y apposer une signature. Je ne connais pas d'entreprise qui envoie ses contrats par email.
  • Les emails. C'est un moyen simple et très généralisé d'envoyer des messages textuels à des individus ou des groupes d'individus. La réception de messages se fait de manière non intrusive (contrairement au téléphone), même si cela peut être modifié par divers alertes visuelles et/ou sonores.
  • Les blogs d'entreprise. Ils permettent aux collègues d'une même structure d'échanger des idées utiles à l'avancement de leur travail ou de l'entreprise elle-même, dans un cadre où la réactivités des réponses aux idées n'est pas une nécessité forte. Ils permettent de suivre les différentes idées au fil du temps.
  • Lespartages de fichier (au sens NFS ou Samba/CIFS). Ils servent à stocker et partager tous types de fichiers, avec deux buts différents mais pas antinomiques : 1) la pérennité des données, 2) l'édition par plusieurs personnes.
  • Les wikis. Servent à stocker des données textuelles, avec les mêmes buts qu'un partage de fichiers (pérennité et accès multiple), en y ajoutant une facilité d'accès et des capacités d'édition collaborative accrues (historique des modifications, gestion des révisions).
  • Les forums d'entreprise et les messageries instantanées (ou les outils similaires comme Campfire). Ils sont utiles pour une collaboration orientée temps réel. Surtout utile pour les équipes qui sont “éclatées” géographiquement, comme succédané aux discussions de travail habituelles au bureau.
  • Le micro-blogging (popularisé par Facebook et Twitter). Sert à donner fréquemment des informations succinctes quant à l’avancement de ses projets.
  • Les outils de liste (todo-list, buglist). Ils servent à gérer les tâches à traiter.
  • Les lecteurs de flux RSS. Ils facilitent la veille technologique en permettant un accès centralisé rapide à un grand nombre de sources d'information.

On peut remarquer que j'ai aussi bien listé les moyens de communication stricto sensus (comparables au rôle de la voix dans une conversation entre deux personnes), que les moyens d'archivage des communications et des idées (comparable au rôle que les livres tiennent depuis qu'ils ont remplacé les traditions de mémoire orale).

Certains outils regroupent de manière centralisée certains de ces moyens de communication. La plupart des «logiciels de gestion de projet» intègrent au minimum un wiki et une liste de tâches, parfois en y ajoutant un forum et un partage de fichiers.

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