De geek à directeur technique

Le blog d'un geek devenu directeur technique

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samedi 23 janvier 2010

Lancement du projet Skriv

J'en parlais récemment dans le post concernant l'avenir de ce blog : Je réfléchis à l'idée de développer un outil de gestion de projet ouvert à tous.

Quasiment depuis que je travaille, j'ai développé des outils pour suivre les projets ou traiter les bugs. Comme j'ai souvent bossé dans des entreprises de petite taille, pour ne pas dire des start-ups, ces outils comblaient des manques évidents et étaient adoptés rapidement.

  • Il y a maintenant un paquet d'années, j'avais fait un gestionnaire de buglist. Doté d'une interface web, il était écrit en C et stockait ses données dans un fichier XML. Technologiquement, ce n'était pas une très bonne idée, mais c'était l'occasion de tester des librairies XML et CGI que j'avais écrites en C. Au niveau des fonctionnalités, je ne me souviens plus trop. Je crois que c'était assez simple, avec pour chaque bug le niveau de criticité, une description, et le projet affecté.
  • J'avais par la suite repris le même genre d'outil, mais écrit en PHP/MySQL. Pus facile à faire évoluer, je n'ai pas souvenir qu'on l'ait utilisé à son plein potentiel.
  • Dans mon entreprise actuelle, j'ai dès le début mis en place des outils open-source, les plus important étant Flyspray pour la buglist et MediaWiki pour le wiki. Depuis, j'ai développé des extensions MediaWiki qui nous servent à gérer les projets. Ainsi, chaque projet a une page dédiée sur laquelle apparaissent : la liste des bugs du projet, une liste de tâches, des pages wiki liées au projet, et des fichiers en "pièce-jointe".

Cette extension est clairement inspirée par Backpack. J'aime vraiment ce logiciel. Par rapport à d'autres outils plus orientés "projet", comme Basecamp par exemple (pour reprendre un autre logiciel développé par 37signals), j'apprécie le fait que toutes les informations soient regroupées sur une seule page.
Habituellement, les logiciels de gestion de projets offrent plusieurs vues différentes, chacune pour un type d'information. Il y a un onglet pour les tâches, un onglet pour le calendrier, un onglet pour les bugs (si l'outil les gère), un onglet pour les pages de wiki (si c'est disponible), un onglet pour les fichiers, et ainsi de suite.
Pour ma part, je préfère avoir la vue la plus "intégrée" possible. Cela implique de penser l'interface en conséquence, ce qui peut s'avérer plus délicat qu'il n'y paraît.

Je cherche donc maintenant à définir un outil que je pourrais utiliser aussi bien pour mes besoins en entreprise, que pour gérer mes projets personnels. Je vais donc m'intéresser à chaque aspect d'un tel logiciel dans une série de billets sur le blog. Je ferais appel aux avis des lecteurs du blog, en espérant réussir à dégager des principes clairs de fonctionnement. J'espère aussi trouver le temps de développer ce logiciel, pour que tout cela ne reste pas théorique (d'un autre côté, si un autre outil est développé à partir de spécifications dérivées de mes idées, je n'y verrais aucun problème, bien au contraire).

Ah, au fait, pourquoi appeler ce projet «Skriv» ? C'est un nom que j'affectionne, que j'ai donné par le passé à plusieurs logiciels que j'ai développé. Le plus important était une interface web qui intégrait un webmail, un gestionnaire de bookmarks, un bloc-notes, un carnet d'adresses, une gestion de compte bancaire. Je l'utilisais tous les jours pour centraliser ma vie numérique. De nos jours, c'est assez commun ; mais à l'époque où je l'ai développé (en 2002), c'était assez novateur.
Pour le nom lui-même, il signifie "écrire" dans plusieurs langues comme le breton et le suédois. Ça va bien dans l'idée d'un outil qui sert principalement à communiquer.

samedi 5 septembre 2009

Ne pas faire confiance à sa mémoire

Je vais le marteler une nouvelle fois : les listes sont la base de toute organisation, qu'elle soit personnelle ou d'équipe.

L'une des erreurs qu'on voit le plus souvent, que ce soit que les juniors que chez les gens désorganisés, est de faire confiance à sa mémoire.

Par exemple, un jeune développeur qui ne prend pas de notes. On lui donne 3 choses à faire pour la journée, et il revient le soir tout fier de lui. Malheureusement, il en a oublié une en cours de route.
Ou encore, un graphiste qui doit corriger une création, sans utiliser une buglist. Évidemment, il faut alors plusieurs itérations pour lui rappeler les petits détails qui lui ont déjà été remontés.
J'ai même vu une DRH qui n'avait établi aucune procédure, pensant avoir tout bien en tête. Régulièrement, il fallait lui rappeler qu'on était en attente d'un justificatif qu'elle n'avait pas préparé.

Le fondement de cette erreur, c'est qu'au moment où on reçoit une information, notre attention se focalise dessus. Elle remplit toutes nos "cases mémoire". On a naturellement l'impression qu'à tout moment cette donnée sera disponible dans un coin de notre tête.
Malheureusement, il faut composer avec 2 choses :

  • Chaque nouvelle information pousse les précédentes vers la sortie.
  • Les informations se périment en mémoire avec le temps, et toujours plus vite qu'on ne le croit.

La conjonction de ces deux facteurs fait qu'il est difficile de se souvenir de plusieurs choses bénignes (qui ne sont pas d'une importance marquante) plus de quelques heures d'affilée.

Dans certaines disciplines, comme en ergonomie ou en présentation, on considère habituellement qu'il ne faut pas présenter plus de 7 éléments à la fois. C'est la limite au-delà de laquelle le cerveau humain ne peut pas tout retenir instantanément. Une liste comportant plus de 7 choix demandera plusieurs lectures successives avant qu'une personne puisse s'en faire une représentation mentale.
Sachant cela, combien de ces 7 éléments vont s'envoler de votre mémoire avant la fin de la journée ?

La solution pour remédier à ce problème, c'est de noter toutes les informations qu'on ne peut pas traiter dans la seconde, et qui nécessitent une action. Ce ne sont pas les moyens qui manquent : dans un cahier, un outil de gestion de projet, une buglist, une feuille de papier volante, un wiki, etc.
C'est simple, c'est facile. Pas d'excuse.

samedi 30 mai 2009

Retrospectiva

Retrospectiva est un web-logiciel de gestion de projets. Placé sous licence libre, il n'est pas possible de l'utiliser "directement" ; par contre, il est téléchargeable gratuitement et s'installe assez facilement sur n'importe quel système de type Unix (Linux, Mac OS X, BSD, ...) pour peu que vous ayez un minimum de connaissances en administration de serveur.
Ce mode de fonctionnement est similaire à ce qu'on peut trouver du côté de Collabtive.

Fonctionnalités

Les fonctionnalités de Retrospectiva sont réparties en deux groupes : les fonctions de base, et celles qui sont apportées par des plug-ins.

Fonctions de base :

  • Gestion de tickets.
  • Revue de code.
  • Gestion de versions, avec deadlines et étapes d'avancement.

Fonctions additionnelles :

  • Wiki.
  • Blog.
  • Gestion de projet adaptée à la méthode Scrum.

On peut considérer que les fonctionnalités apportées par les plug-ins font parties intégrantes du logiciel. Parce que, de nos jours, un outil de gestion de projet qui ne contient même pas un wiki, c'est trop limité pour être intéressant.

Gestion de tickets

(image © retrospectiva.org)

Les tickets de Retrospectiva permettent de gérer aussi bien l'affectation de tâches (au sens classique du terme) que les relevés de bugs. C'est un des rares logiciels qui fournisse un système de gestion des tâches qui peut aussi convenir à la gestion des bugs, sans que l'ergonomie n'en souffre.

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vendredi 20 février 2009

Flyspray

J'en parlais dans mon billet consacré aux listes, les buglists sont un élément essentiel dans la gestion des développements informatiques. Impossible de créer un logiciel, quel qu'il soit, sans y introduire des effets indésirables imprévus. Et il faut trouver un moyen efficace de lister ces bugs et de suivre leur résolution.

Je vais vous parler d'un logiciel open-source entièrement dédié à cela : Flyspray

Flyspray - page principale

Présentation

Flyspray est un logiciel développé en PHP, proposé gratuitement sous licence libre. Il est très facile à installer sur un serveur Linux, avec une base de données MySQL ou Postgresql. Ce n'est donc pas un logiciel qui s'utilise à distance sur les serveurs de son éditeur ; pas besoin de payer un abonnement mensuel. Par contre, il faut avoir un serveur à disposition (mais c'est souvent le cas en entreprise).

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mardi 10 février 2009

Backpack

Je vais vous parler de Backpack, un outil réalisé par 37Signals, une entreprise dont nous aurons l'occasion de parler de nouveau.

Backpack se définit comme un outil d'organisation et de partage d'information. Voici des images qui vous feront comprendre rapidement de quoi il retourne :

(image © 37signals.com)

(image © 37signals.com)

Fonctionnalités

Ce logiciel est d'une grande simplicité d'utilisation. Sa fonctionnalité principale est la création de "pages". Une page est, comme le montrent les exemples ci-dessus, la combinaison de plusieurs éléments :

  • Des listes minimales, qui comprennent juste un titre et un état fait/à faire.
  • Des notes, composées d'un titre et d'un texte.
  • Des "writeboards", qu'on peut assimiler à des pages de wiki simplifiées.
  • Des pièces-jointes (uniquement disponibles dans la version payante).

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