De geek à directeur technique

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Tag - création d entreprise

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samedi 12 décembre 2009

Les premiers enseignements de Rework

J'ai déjà parlé plusieurs fois de l'entreprise 37signals, de ses logiciels de gestion de documentation et de projet, et de sa méthode Getting Real. Actuellement, ses membres travaillent au successeur de leur livre, dont le nom sera Rework. Ils ont présenté quelques bribes d'information sur le livre, et je me suis arrêté sur le quatrième de couverture :

Je trouve que le texte qui s'y trouve est très intéressant, un brin controverse, et mérite qu'on s'y attarde. Voici une traduction très libre de son contenu, et ce que j'en pense.

“Dès que possible” est un poison

Il est vrai qu'en entreprise, on rencontre bien souvent ce genre de situation : On essaye de se mettre d'accord sur la spécification d'une nouvelle fonctionnalité, et quand vient le moment d'en définir la date de livraison, on se voit répondre “Dès que possible”. Cela peut sembler la réponse la plus honnête, la plus simple à comprendre de tous et la plus facile à gérer ; mais en fait il s'agit souvent d'un pis-aller qui démontre que le projet n'est pas réellement pris en main.

Quand on demande un développement ASAP (as soon as possible), on abdique sur tous les facteurs qui définissent un projet :

  • La définition exacte du projet n'a pas été faite correctement. On sait bien qu'on n'a pas pris le temps de réfléchir à tous les cas limites, à penser à toutes les situations. On sait − mais on ne le dit pas ouvertement − que les développeurs devront affronter tous ces culs-de-sac fonctionnels au fur et à mesure qu'ils se casseront les dents dessus, ce qui empêche d'apporter une quelconque valeur aux estimations qu'ils peuvent faire de leurs développements.
  • À partir du moment où la seule contrainte exprimée est celle du temps passé sur le projet, on accepte implicitement que des raccourcis soient fait pour atteindre l'objectif au plus vite. Un aspect en pâtira forcément, qu'il s'agisse de la qualité générale de la réalisation, de la maintenabilité du code, des tests, du débuggage, ...
  • À l'inverse, l'absence de deadline réaliste autorise les développeurs à se lancer dans des développements inutiles (je ne parle même pas de ceux qui se tournent les pouces). On arrive ainsi à des situations où on découvre au bout de 2 semaines que le développement “ASAP” aurait pu durer 4 jours si on avait pris le temps de dimensionner et budgéter le projet correctement ; mais si on en fait la remarque au(x) développeur(s), on obtient une réponse du genre «Ah, moi j'estime que tout ce que j'ai fait était nécessaire pour que le projet fonctionne correctement. Il fallait me prévenir si c'était plus urgent que ça !».

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dimanche 29 novembre 2009

Un exemple d'inspiration pour la création d'entreprise

J'entends régulièrement des gens me dirent «Je voudrais me lancer, créer mon entreprise, mais je ne trouve pas d'idée d'activité. Tout a déjà été fait !». Il existe plusieurs pistent à suivre pour trouver une idée novatrice qui pourra se transformer en un business florissant. J'en décris certaines dans mon billet consacré aux micros-startups, et je pense revenir dessus dans un prochain article.

Ce que je veux mettre en avant aujourd'hui, c'est qu'il est toujours possible de s'inspirer d'un business existant − même puissamment verrouillé par les acteurs en place− et de trouver des moyens créatifs pour se démarquer et faire son trou. Quand on choisit cette voie, on considère habituellement qu'il y a 3 axes possibles pour se démarquer :

  • les fonctionnalités (en proposer plus ou en imaginer de nouvelles),
  • le prix (être meilleur marché ou se placer sur une offre de luxe),
  • l'ergonomie (rendre un même service mais plus simple/facile/rapide à utiliser).

Si on regarde bien, les entreprises qui sont bien placées aujourd'hui ont toutes proposé un jour ou l'autre un produit ou un service qui se démarquait sur l'un de ces trois points. Et que celles qui sont au top ont mis sur le marché un produit qui innovait sur les trois points.

Pour le moment, je me contenterai de pointer deux nouveaux sites de ventes aux enchères : Swoopo et BigDeal.
On pourrait se dire − à juste titre − qu'il est suicidaire de vouloir marcher sur les plates-bandes d'Ebay. Difficile de trouver de nouvelles fonctionnalités (Ebay s'étend déjà des enchères aux petites annonces en passant par l'achat neuf), impossible de se démarquer sur le prix (quelques pourcents en moins ne contrebalanceront jamais l'audience massive d'Ebay), et même si l'ergonomie d'Ebay est globalement déplorable, le marché des enchère ne permet pas des montagnes de créativité non plus.
Et pourtant, ces deux sites ont trouvé une nouvelle façon de présenter les enchères. Ils ont réussi à amener encore plus de jeu dans les enchères. Pour comprendre le principe exact, je vous laisse aller faire un tour sur ces sites, vous comprendrez en quelques secondes. Pour faire simple, les enchères se font sur une durée qui est prolongée à chaque fois que quelqu'un enchérit. L'intérêt de la chose, c'est que le tout est visible en temps réel ; c'est presque hypnotisant de voir une enchère arriver presque à son terme et de la voir repartir pour une poignée de seconde supplémentaire (on imagine la tête du gars qui pensait la remporter, et qui va devoir surenchérir).
Je vous invite à lire l'article du site TechCrunch qui m'a fait découvrir ces deux site.

Bref, nous avons là deux services qui se démarquent au niveau des fonctionnalités (le principe de fonctionnement est différent de celui des sites habituels d'enchères) et au niveau de l'ergonomie (c'est joli, c'est dynamique, et ça semble super-simple à utiliser). Cela veut-il dire pour autant qu'ils vont réussir à écraser Ebay ? Évidemment que non. Mais par contre, ils ont la possibilité de se faire une vraie place sur le marché et de générer un chiffre d'affaire conséquent. C'est un avenir assez intéressant pour se lancer dans l'aventure, non ? (je suis juste dubitatif sur le fait que 2 services similaires apparaissent presque en même temps... j'ai peut-être raté quelque chose)

lundi 9 mars 2009

Réflexions sur la création d'entreprise

Je vous en parlais récemment, j'ai participé la semaine dernière à une table ronde consacrée à la création d'entreprise. Les échanges étaient très intéressants, et cela m'a donné envie de vous résumer quelques idées sur le sujet.

Profiter de la jeunesse

Peut-être êtes-vous étudiant, ou fraîchement diplômé. Vous vous sentez l'âme d'un entrepreneur, mais vous avez peur de vous lancer dans une aventure un peu trop difficile, peur de vous rater. C'est assez logique de penser cela. On peut penser que plusieurs années de pratique sont nécessaires pour démarrer une entreprise, et que les risques augmentent de manière inconsidérée quand on crée une entreprise alors qu'on ne possède aucune expérience.

Mais en fait, c'est (presque) le contraire. L'élément le plus important, c'est que vous n'avez rien à perdre. Ceux qui ont créé une entreprise pendant leurs études (ou juste à la sortie de l'école) ne regrettent pas de l'avoir fait à ce moment-là, même lorsque cette entreprise a coulé rapidement. En gardant un mode de vie estudiantin, on n'a pas de gros besoins financiers. On n'a souvent pas encore de responsabilités familiales.

Au final, les risques pourraient difficilement être plus faibles. Dans le pire des cas, vous perdrez l'argent investi dans l'entreprise, qui peut être limité au minimum (voir plus bas). Réfléchissez bien : vous voulez créer une entreprise ; est-ce que ce sera plus facile quand vous aurez un prêt immobilier sur le dos et une famille à nourrir ?

Pas besoin de fonds

Les questions posées pendant la table ronde revenaient régulièrement sur le sujet des fonds nécessaires pour démarrer une activité. Et tous les créateurs d'entreprise présents étaient d'accord pour dire qu'il s'agit d'un faux problème.

Devoir composer avec des moyens limités impose d'être créatif et pragmatique. Il est important de garder à l'esprit que le but d'une entreprise est de générer des bénéfices, et lorsque l'on possède trop d'argent en banque on a le risque de vouloir créer pour la beauté du geste et non pour la finalité du business. C'est ce qui est arrivé à beaucoup de start-ups au début des années 2000. En ayant des ressources faibles, vous serez sûr de vous concentrer sur l'essentiel.

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