Non, mais… Oui, si…

En entreprise, on se retrouve fréquemment à avoir des discussions au cours desquelles on finit par devoir répondre par « oui » ou « non ». Je vais présenter un petit truc qui permet d’améliorer les interactions dans ces moments-là ; ce n’est pas grand-chose, mais ça peut être utile.

Le problème

On hésite beaucoup, parce qu’on sait qu’on va se retrouver dans une situation délicate.

« Non » : Ais-je envie de passer pour l’empêcheur de tourner en rond ? Si je répond systématiquement par la négative, je serai vu comme quelqu’un qui se couvre, qui ne pense pas au bien collectif, qui ne prend jamais le moindre risque. Quand je dis « non », l’aspect absolu de ma réponse ferme toute discussion et empêche d’envisager des solutions alternatives, de faire preuve de créativité.

« Oui » : Dans quelle galère vais-je me retrouver si je dis oui ? Mon interlocuteur prendra ça comme un engagement formel, alors que je ne donne qu’une information de faisabilité. Répondre par l’affirmative est dangereux car perçu comme une acceptation inconditionnelle de tout ce qui pourra se passer par la suite. Dire « oui », c’est devenir responsable − dans le mauvais sens du terme − de conséquence impossibles à imaginer.

La solution

Pour aplanir les choses, faire en sorte que ça se passe mieux, il suffit de commencer ses phrases de manière légèrement différente.

« Non, mais… » : On reste dans la négation, mais on ouvre la discussion sur autre chose. Non seulement les interlocuteurs perçoivent cette volonté d’être constructif, mais en se forçant à entamer sa phrase de cette manière on s’oblige à garder l’esprit ouvert. On évite ainsi de s’enliser dans une guerre de tranchées, où chacun reste sur ses positions.

« Oui, si… » : Pour ne plus avoir peur de répondre favorablement aux questions, il suffit d’exprimer clairement les conditions nécessaires à cet acquiescement. En faisant comprendre qu’on ne peut pas attendre de vous des prises de décision aveugles, vous envoyez un message fort qui fait qu’on vous prendra au sérieux.

3 réponses sur “Non, mais… Oui, si…”

  1. Bien résumé Amaury, très bonne technique que j’utilise si souvent !
    Par contre, il arrive que le « mais » du « non, mais » mette un peu de temps à sortir, ce qui soulage encore plus l’interlocuteur après son petit moment de stress 😉

  2. Je ne suis pas 100% d’accord. je préfère plutôt peser le pour et le contre. Un tableau aide très souvent et il peut-être crée en équipe.

    mon tableau, je le construit en 2 colonnes (Pour et Contre) et avec 3 lignes (Rouge, Jaune et Vert)

    Vert étant peu important
    Jaune étant important
    Rouge étant très important

    une fois le tableau remplis, habituellement la réponse arrive par elle même.

    Une personne qui répond toujours avec des « Oui, mais » je trouve que ça donne l’impression à long terme qu’il ne veut pas prendre de risque.

  3. @Maxime : J’ai l’impression que tu n’as pas lu l’article.

    Une personne qui répond toujours avec des « Oui, mais » je trouve que ça donne l’impression à long terme qu’il ne veut pas prendre de risque.

    Relis le titre de l’article. Justement, pour ne pas tomber dans le «Oui mais», je suggère d’utiliser le «Oui si» et le «Non mais». C’est un bon moyen pour ne pas bloquer toute prise de risque, tout en déterminant les limites de ce qu’on s’autorise.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.