Le cycle en cascade

Quand j’ai créé ce blog, j’ai écrit des articles sur différentes méthodes de gestion de projets (cycle en Vitératif, agile, …). Bizarrement, je n’ai jamais pris le temps d’en écrire un sur la méthode la plus simple, la gestion en cascade. Je pensais à l’époque que tout le monde connaissait cette manière de travailler, mais il se trouve que ce n’est pas le cas et que cela mérite qu’on s’y attarde un peu.

Principe

Le principe du cycle en cascade est assez naturel. L’organisation du travail est découpée en étapes qui se succèdent les unes aux autres.

Chaque étape est atomique.
Les personnes qui travaillent dessus connaissent leur travail, savent de quoi ils ont besoin pour mener leur tâche à terme, et quels sont les livrables attendus.
L’étape ne peut pas être scindée. Son résultat n’a de sens qu’une fois complété.

Chaque étape est validante (de l’étape précédente).
Quand une étape est commencée, la première chose à faire est de vérifier que les entrants sont satisfaisants. Si ce n’est pas le cas, l’étape est bloquée, et on revient à l’étape précédente.

Avantages et inconvénients

Le principal avantage du cycle en cascade est sa simplicité. Cette méthode peut être vue comme un dérivé assez direct de la gestion de tâches la plus basique. Du coup, toute personne − même non formée de près ou de loin au moindre concept de gestion de projets − comprendra rapidement comment le travail qui lui est demandé s’insère dans un ensemble plus vaste.

Dans une organisation bien huilée, les cycles en cascade offrent une vision très précise des délais de réalisation des projets. Chaque étape étant facile à dimensionner, les seuls décalages et retards peuvent résulter de problèmes d’exécution (une étape produit un résultat de mauvaise qualité, il faut alors la recommencer), dont la probabilité a tendance à décroître rapidement au fil du temps.
Avec une bonne maîtrise des délais, on obtient généralement une bonne gestion des coûts associés.

Par contre, le cycle en cascade a tendance à donner son plein potentiel lorsque le cadre de réalisation des projets est extrêmement bien connu. Dès qu’un grain de sable se glisse dans les rouages et qu’il faut recommencer une étape (ou qu’elle prend plus de temps que prévu), c’est l’ensemble du processus qui sort des clous.
Cela peut être vu comme une limitation qui le rend incompatible avec toute innovation.

Habituellement, l’inconvénient qui est mis en avant, c’est que chaque étape ne validant que l’étape précédente, on prend un risque de voir le projet s’écarter petit à petit de son objectif initial, juste un peu à chaque étape, pour aboutir à un résultat final trop éloigné pour être satisfaisant.
Ce risque est bien réel. C’est la raison pour laquelle a été créé le Cycle en V, avec son système élaboré de validations croisées. Sauf que ces validations prennent un temps conséquent, et on perd alors encore plus de souplesse.

Mon avis

Le cycle en cascade présente des avantages qui sont la plupart du temps supérieurs à ses inconvénients. Il est simple à expliquer et à mettre en œuvre, notamment avec des équipes composées de profils et d’expériences très variés. Et il peut faire preuve de beaucoup de souplesse dans son utilisation si on sait le manipuler correctement.

Depuis quelques années, il est de bon ton de dire que le cycle en cascade n’est pas adapté face à nos problématiques modernes, et qu’il vaut mieux mettre en place des méthodes agiles associées à un kanban board. Ça fait tellement plus moderne. Mais chaque colonne d’un kanban board peut être vue comme une étape d’un cycle en cascade…
Je ne vais pas trop m’étendre sur ce sujet, je pense que ça mérite un article à part entière.

Quel logiciel pour gérer ses projets en cascade ?

Tous les logiciels de gestion de projets supportent la méthodologie en cascade, avec plus ou moins d’efficacité. Certains sont basés sur des tâches dont un simple statut permet de savoir à quelle étape du process on en est ; d’autres affichent un “kanban-board” pour représenter graphiquement l’avancée des projets.

Pour une approche plus moderne et performante, je vous invite à regarder Skriv, l’outil édité par la startup que j’ai créée. Cet outil est basé sur votre workflow et non pas sur des tâches ; il sait comment vous travaillez et peut ainsi vous aider en s’occupant des actions qui prennent du temps. J’ai utilisés ces principes pendant plusieurs années, quand j’étais directeur technique, et je peux garantir que notre productivité a augmenter substantiellement grâce à ça.

Vous pouvez tester Skriv gratuitement pendant 30 jours. Faites-le, ça en vaut la peine.

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