L’innovation que j’attends concernant les ordinateurs portables

Il y a presque 20 ans, j’étais tombé sur un site créé par un collège américain, et dont le sujet était l’ordinateur portable idéal pour les étudiants. La définition était : une puissance infinie, une mémoire (de stockage) infinie et une autonomie infinie.

Derrière ces définitions utopistes se cachait une réflexion sur les besoins réels des étudiants. Par exemple, l’autonomie infinie se traduisait par une journée entière de travail bureautique. La mémoire infinie était vue par rapport à l’espace nécessaire pour stocker tous les documents de travail (devoirs, supports de cours, etc.) dont un étudiant aura besoin durant une année scolaire. Et ainsi de suite.

Il est intéressant de se pencher de nouveau aujourd’hui sur ces notions.

Stockage infini : Grâce au cloud, c’est quelque chose qui fait maintenant partie de notre quotidien. Suivant les solutions (Google Drive, Dropbox…) il est possible d’avoir des téra-octets à portée de clic pour un tarif raisonnable, et avec une fiabilité supérieure à n’importe quel stockage local.

Puissance infinie : Là c’est un peu différent. La logique du client-serveur a longtemps été de déporter la puissance sur les serveurs ; mais avec d’un côté des clients (ordinateurs, puis tablettes et même maintenant des téléphones) de plus en plus puissants, et de l’autre côté des interfaces de plus en plus demandeuses, nous avons pris l’habitude d’avoir des applications réparties de manière plus équilibrée entre les deux composants. Néanmoins, on voit apparaître des solutions d’informatique dans le cloud offrant une puissance délocalisée (Shadow, Amazon Workspaces), ce qui laisse augurer d’un avenir où la puissance de calcul sera effectivement infinie − avec la possibilité de la moduler en fonction des besoins.

Autonomie infinie : La technologie des batteries s’est grandement améliorée. Il y a 20 ans, les PC portables tenaient 2 à 3 heures maximum loin d’une prise de courant. Vous me direz que c’est encore l’autonomie moyenne de la plupart des portables modernes, mais on peut aussi trouver des machines qui tiennent 8 à 12 heures. Pourtant, est-ce que cela suffit pour considérer cela comme une autonomie infinie ? Oh que non ; parce que l’autonomie chute rapidement en cas d’utilisation intensive, et qu’on reste tributaire d’une prise électrique au bout d’une petite (demi-)journée de travail.

Mais alors, comment faire pour avoir un ordinateur portable qui soit toujours utilisable, même sans être branché sur le secteur ?

On pourrait imaginer des panneaux solaires au dos de l’écran. Mais cela manquerait d’efficacité ; non seulement un panneau solaire de cette taille produit peu d’électricité en l’état actuel de la technologie, mais en plus il serait quasi inutile une fois l’écran ouvert. On peut remarquer que l’entreprise canadienne WeWi avait proposé en 2013 un ordinateur portable alimenté par des panneaux solaires. Les panneaux se déployaient sur une surface incompatible avec ce qui est envisageable au quotidien.

© ZDNet / WeWi

Malgré la taille imposante des panneaux, l’autonomie annoncée atteignait péniblement les 10 heures. Je ne sais pas si cet ordinateur a vraiment été proposé à la vente, mais l’entreprise en question semble avoir mis la clé sous la porte.

Cette solution n’est donc pas envisageable.

Non, je pense qu’il faut regarder du côté des technologies de recharge sans fil utilisées par certains téléphones portables.

Google Nexus 5

J’avais acheté en 2013 un téléphone Nexus 5 de Google, qui embarquait la technologie Qi. Au travail, j’avais sur mon bureau une plaque sur laquelle je n’avais qu’à poser le téléphone pour qu’il se recharge. Quelque part, on se dit que le temps de brancher un câble est assez court pour que ça ne fasse pas de réelle différence, mais en pratique c’est le jour et la nuit. Il me suffisait de poser le téléphone sur la table pour qu’il se recharge, sans avoir à réfléchir plus que ça ; du coup, mon téléphone était toujours rechargé, je n’avais plus de mauvaise surprise en fin de journée.

Dans l’année qui avait suivi, Ikea avait sorti une gamme de meubles intégrant un dispositif de recharge sans fil (compatible avec la technologie Qi, devenu le standard de fait), identifiable au signe « + » gravé dans le bois pour indiquer où placer l’appareil à recharger. Ils proposaient même un kit pour ajouter ce dispositif sur la tablette ou le plateau d’un meuble existant.

© Ikea

J’étais séduit par l’idée, et imaginais un avenir où il deviendrait habituel de voir des signes « + » sur les bureaux, les étagères et les tables de chevet. Un avenir où nous n’aurions plus à nous soucier du taux de charge de nos téléphones, à moins de passer la journée entière en pleine nature…

Si on se projette un tout petit peu plus loin, on peut imaginer l’ajout de récepteurs Qi dans les ordinateurs portables. J’imagine bien que la puissance transmise ne serait pas suffisante pour recharger un ordinateur avec autant d’efficacité qu’un téléphone ; mais cela suffirait pour ralentir la décharge. Ce serait parfait pour travailler deux fois plus longtemps avec un ordinateur sans l’alourdir avec une batterie plus grosse.

Je pousse le rêve encore plus loin : J’imagine qu’on prenne l’habitude d’avoir des chargeurs intégrés dans tous les mobiliers de bureau ; dans les tables de restaurants et de cafés ; dans les accoudoirs des fauteuils des salles d’attente dans les gares et dans les salles d’embarquement des aéroports. On tiendra pour acquis le fait de pouvoir charger facilement et gratuitement nos téléphones, tablettes et ordinateurs portables, de la même manière qu’on s’est habitué à avoir du wifi à peu près partout (enfin, c’est vrai en Amérique du Nord plus qu’en Europe, mais on s’y dirige).

Le jour où ce sera une réalité, on pourra réellement imaginer des machines offrant une puissance, une mémoire et une autonomie quasi infinies.

Ajout de dernière minute : Alors que je terminais tranquillement cet article, je suis tombé sur une info intéressante. Apple a déposé un brevet pour intégrer la recharge sans fil dans les MacBook… mais on dirait que c’est juste pour que l’ordinateur puisse être utilisé comme une batterie externe pour recharger les iPad et iPhone ; pas pour que l’ordinateur puisse être rechargé sans fil. Dommage !
Par contre, il n’existe pas de tablette rechargeable sans fil à ma connaissance. Apple innoverait en ajoutant cette fonctionnalité à l’iPad ; j’espère que ça fera des émules chez les autres constructeurs !

L’innovation que j’attends concernant les téléphones portables

Au fil des ans, les smartphones ont vu leurs écrans grandir de plus en plus. Et incidemment, ils sont devenus de plus en plus encombrants.
Je suis le premier à reconnaître qu’un écran plus grand est plus confortable à tous points de vue : on affiche plus de choses à la fois, les textes sont plus lisibles, le clavier virtuel est plus facile d’utilisation…

Je n’ai pas succombé à la tentation des phablettes (je veux pouvoir tenir et manipuler mon téléphone d’une seule main, et il doit tenir dans la poche de mon pantalon), et j’en suis arrivé actuellement à utiliser un OnePlus 5 dont l’écran offre une diagonale de 5,5 pouces.
C’est assez gigantesque si on compare avec mon premier smartphone Android, un HTC Hero dont l’écran faisait juste 3,2 pouces, ce qui semblait très grand à l’époque (en 2008).

HTC Hero

Si on regarde la progression des iPhone, on peut remarquer que le premier modèle avait un écran de 3,5 pouces, et que l’iPhone 8 existe aujourd’hui en modèles 4,7 et 5,5 pouces.

Sauf que je connais des gens qui trouvent que l’inflation galopante de la taille des smartphones n’est pas une chose positive, pour qui la qualité première d’un téléphone reste sa compacité (rappelez-vous, c’était un critère majeur au début des années 2000).

Pour l’anecdote, on peut se souvenir qu’en 2009, Palm avait sorti le Palm Pre, téléphone tournant sous le système maison webOS. Il s’agissait à l’époque d’un concurrent sérieux aux iPhone et aux téléphones Android. Deux ans plus tard, HP (qui avait racheté Palm) sorti le Veer en même temps que le Pre 3. Là où le Pre 3 avait un écran de 3,6 pouces, le Veer était beaucoup plus compact avec un écran de 2,6 pouces (il avait une taille de carte de crédit, et sa forme arrondie l’avait fait comparer à un petit galet lisse).

© tested.com

L’arrêt brutal des terminaux webOS par HP a empêché de savoir si le marché était prêt pour un terminal plus petit, mais il avait l’avantage de proposer une alternative qui ne soit pas un sous-produit.

Plus récemment, les fabricants de matériel électronique se sont engouffrés dans la voie des montres intelligentes (ou montres connectées, ou smartwatches, appelez-les comme vous voulez).

© boomspeaker.com

On comprend bien qu’ils cherchent à ouvrir de nouveaux marchés pour entretenir leur croissance, poussés par le ralentissement des courbes de ventes de leur catalogue (des ordinateurs, puis des ordinateurs portables, puis des tablettes, puis des téléphones). Résultat, on a pour le moment des appareils bancals dont le plus gros défaut est certainement l’autonomie.
(Sérieusement, une montre qu’il faut recharger tous les jours ? Quels que soient les services qu’elle propose, ce n’est pas viable. Par le passé, j’ai jeté une montre parce qu’elle bouffait sa pile en 3 mois, ça m’a gonflé)

Bref, vous devez sentir où je veux en venir. On a d’un côté des téléphones dont la technologie est très mature, mais qui deviennent de plus en plus imposants, au point de devenir inconfortables ; mais qui seraient quasiment inutilisables si on les ramenait à des dimensions plus compactes. De l’autre côté, on a des montres dont l’ergonomie fonctionne correctement sur des écrans minuscules (à peine 1,5 pouce), dont la petitesse est compensée à grand renfort de commandes vocales ; mais dont le confort est limité par ces petits écrans et surtout une autonomie ridicule.

Il semblerait juste logique de voir apparaître des appareils hybrides, sortes de téléphones tournant sous Wear OS (le système d’exploitation de Google pour les montres connectées, qui s’appelait initialement Android Wear). On pourrait imaginer qu’ils auraient un écran de petite taille − disons entre 2,5 et 3,2 pouces − et seraient donc très compacts et légers. Ils auraient une ergonomie générale similaire à celle des smartwatches, et seraient donc plus simples à utiliser que les smartphones récents qui peuvent parfois être déroutants pour les gens qui ne sont pas férus de high-tech. Et les interactions qui sont trop complexes pour fonctionner correctement sur un écran aussi petit (comme saisir du texte, par exemple) se feraient via une interface vocale.

On pourrait objecter qu’un tel appareil pourrait ressembler au Microsoft Kin One, grand échec commercial qui n’aura vécu que quelques mois en 2010.

© Windows Central

Mais Microsoft avait cumulé les bourdes : système d’exploitation basé sur un Windows CE déjà obsolète, impossibilité d’ajouter des applications, importation de liste de contacts uniquement faisable par un expert en boutique, fonctionnalités centrées sur les réseaux sociaux mais délai de mise-à-jour de 15 minutes non configurable, aucun jeu, pas de calendrier, pas de messagerie instantanée, pas de correcteur orthographique…

Toutefois, le form factor du Kin One était intéressant, au même titre que celui du Veer, et je pense que ça pourrait valoir la peine de proposer un appareil innovant qui se démarque des téléphones portables actuels, en s’inspirant des montres intelligentes tout en s’affranchissant de leurs défauts et de leurs limites.

Qu’en pensez-vous ?

L’obsolescence programmée

Il y a maintenant plusieurs années, un reportage nommé «Prêt à jeter – Obsolescence programmée» a été diffusé sur la chaîne Arte. Si vous ne l’avez pas vu, je ne peux que vous conseiller d’y consacrer une heure, c’est vraiment très intéressant :

Ce reportage présente le concept d’obsolescence programmée, le mécanisme qui consiste à créer des produits qui vont volontairement avoir une durée de vie réduite, dans le but de pousser à la consommation.

Et il est bon de rappeler que cette pratique a été rendue illégale en France en 2015.

Les exemples du reportage

Le premier exemple présenté est celui d’un utilisateur dont l’imprimante s’arrête soudainement de fonctionner. Après quelques recherches, il s’avère qu’elle contient une puce qui compte le nombre de pages imprimées, et qui fait qu’au bout d’un certain nombre d’impressions l’imprimante arrête de fonctionner.
À chaque boutique où il s’adresse, on lui dit que ça lui coûtera moins cher d’acheter une nouvelle imprimante que de faire réparer l’ancienne. Mais il ne veut pas, son imprimante fonctionne très bien.
Il finit par trouver un petit programme qui remet à zéro la puce de comptage. Et l’imprimante se remet alors à fonctionner comme avant.

Le second exemple fourni est plus inquiétant. Pendant 15 ans, plusieurs fabricants d’ampoules électriques de la planète − regroupés en un consortium secret − se sont mis d’accord pour limiter la durée de vie de leurs produits. Alors que les ampoules fabriquées dans les années 30 duraient plusieurs milliers d’heures (le reportage commence même avec l’exemple d’une ampoule qui éclaire une caserne de pompiers depuis un siècle sans discontinuer), toutes les ampoules produites ont alors eu la même durée de vie : 1000 heures.
Le but évident était de pousser à la consommation. Si les ampoules durent moins longtemps, on en vend plus.

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Les enseignements des systèmes d’exploitation

J’ai lu récemment une série d’articles publiés par le site RoughlyDrafted Magazine, intitulée Platform Death Match (The rise and fall of platforms). Cette série est constituée de 12 articles, qui passent en revue les différents systèmes d’exploitations, depuis l’époque des machines 8 bits jusqu’à maintenant. Je vous en conseille vraiment la lecture ; c’est bourré d’informations et d’anecdotes très intéressantes. Si l’histoire de l’informatique vous passionne, si vous êtes interpellés par les noms qui la parsèment (Apple, Microsoft, IBM, Commodore, Amiga, Atari, NeXT, Be), vous ne serez pas déçus.

De manière un peu paradoxale, les conseils qu’on y trouve sont applicables à plein de situations différentes, notamment à des activités de développement logiciel. Une plate-forme reste une plate-forme, et même si les échelles sont différentes, j’y ai trouvé certaines similitudes avec ce à quoi je suis confronté au quotidien.

Pour faire simple, je vais simplement citer les quelques conclusions qui parsèment les articles.

Notable platform lesson: provide an optional, burnable bridge with the past, and use it to lead existing users into a significantly better platform.

 

Notable platform lesson: it’s difficult to compete against free; bundle software and hardware to avoid competitors getting in the way.

 

Notable platform lesson: don’t release technology that is easy to copy and expect to maintain ownership, and don’t partner with cutthroats.

 

Notable platform lesson: sloppy, incompatible cousin platforms are not a good money maker.

 

Notable platform lesson: there isn’t much room to compete within a platform, and there can be only one driver.

 

Notable platform lesson: Successful platforms create start foundations to build upon, enabling growth in new directions for both users and developers.

 

Notable platform lesson: introducing a new platform is very difficult, particularly against an entrenched market.Finding an entirely new market can leverage growth towards establishing a sustainable platform.

 

Notable platform lessons: supporting multiple platforms is a huge drain on development resources. Backward comparability may actually work to prevent forward progress.

 

Notable platform lessons: supporting an integrated system is far easier than supporting a product of assembled parts from different vendors.

 

Notable platform lessons: an easy to copy platform will be copied. Once you give away your business model, it can’t be easily reclaimed.

 

Notable platform lessons: there is rarely enough room in the mass market for entirely new and incompatible platforms.

 

Notable platform lesson: bold risks create the prospect of big rewards, but don’t guarantee them.

 

Notable platform lesson: Software can be as significant of a barrier to new platform adoption as new hardware.

 

Notable platform lesson: Remaining the big fish is only possible if you can resist being overwhelmed by smaller parasites.

 

Notable platform lesson: Platform ownership makes advancements easier to deliver to users.

 

Notable platform lesson: The catch-22 of development support for new platforms is one of the most significant barriers for entry.

 

Notable platform lesson: Real artists ship!

 

Notable platform lessons: Backwards compatibility has to be a temporary bridge to a new platform, not a permanent crutch that preserves legacy or promotes competing platforms. Also: developers, developers, developers!

 

Notable platform lesson: in theory, theory and practice are the same; in practice, they are not.

 

Notable platform lesson: undeliverable zombie projects have to be put down or they will simply eat up all the brains in a company.

 

Notable platform lesson: raw technologies don’t sell; finished products do.

 

Notable platform lesson: it’s much easier to work with the industry rather than against it.

 

Notable platform lesson: Sometimes, what everyone remembers is wrong.

 

Notable platform lesson: Free software development is expensive to maintain.

 

Notable platform lesson: Integrated products help insulate from competitive attacks, and provide more value for users.

 

Le minitel est mort

On a pas mal entendu parler de la mort du minitel ces derniers jours, vu que le réseau a été fermé samedi dernier. Je ne vais pas revenir sur l’histoire du Minitel, sa vie et son œuvre, il existe déjà pas mal de références à ce sujet, autrement mieux documentées que je ne le suis.

Je voudrais juste revenir sur quelques souvenirs. Quand j’étais petit et que je vivais au Québec, dans les années 80, l’informatique représentait pour moi une sorte d’univers merveilleux et envoûtant. Le Commodore 64 était l’objet de tous mes fantasmes, et je dévorais encore et encore le livre tiré du film Wargames. Je savais ce qu’était un modem, mais je n’avais qu’une vision très limitée de ce qu’on pouvait faire avec ; j’imaginais qu’on pouvait interroger des « bases de données » (je connaissais le terme sans savoir ce que ça voulait vraiment dire). Bref, je savais qu’il y avait là un potentiel extraordinaire, et je souhaitais ardemment pouvoir le toucher du doigt.

En 1987, en arrivant en France, je découvre que tout le monde peut avoir chez soi − gratuitement ! − un terminal d’accès à des services “télématiques” (conjonction de télécommunication et d’informatique, rien que ce mot était porteur d’innovation). Je vois fleurir à la télévision des codes 3615, sésames vers des sources d’information qui semblent sans limite.

Attendez… Vous voulez dire que le truc qui me faisait rêver depuis des années, qui me semblait compliqué et inaccessible, est disponible dès maintenant ? Tous ces composants électroniques coûteux et volumineux dévoilés dans Wargames, ça peut tenir dans une petite boîte qu’on pose à côté du téléphone ? Tous ces codes cabalistiques, ces notions de programmation que j’essayais d’emmagasiner, ce n’est pas nécessaire ?
Et c’est gratuit ? Ça ressemble à un petit ordinateur, mais il suffit d’aller en demander un au bureau de poste ? (vous remarquerez l’ingénuité de l’enfant qui met la valeur dans l’objet physique, sans vouloir comprendre qu’on paye à l’utilisation)

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Des nouvelles du blog pour 2011

Cela fait quasiment 2 mois que je n’ai pas écris un seul « vrai » article sur le blog. Le temps passe si vite…

Pour commencer, le mois de décembre a été entièrement phagocyté par le boulot. J’y reviendrai bientôt, mais pour faire simple on a travaillé sur un énorme projet, qu’il a fallut mettre en production pour la fin d’année. Ce qui a donné un mois particulièrement intense (c’est l’expression consacrée en entreprise pour dire qu’on a bossé comme des dingues et qu’on a fini sur les rotules).

Ensuite, je suis parti pendant une petite semaine en vacances à l’étranger. La loi de Murphy étant ce qu’elle est, c’est évidemment à ce moment-là que mon serveur est tombé en panne. Je précise que ma seule connexion à Internet était à travers un Kindle DX (engin génial pour lire des livres numériques, mais une vraie plaie quand il s’agit de surfer : 30 minutes pour écrire le moindre email). Pour en finir avec la loi de l’emmerdement maximal, j’ai été obligé de réinstaller mon serveur ; j’en ai donc profité pour tout mettre à jour, et il a fallu un peu de temps avant que le blog revienne en ligne.

Malheureusement, le blog est maintenant dans un état dégradé, ce qui me pousse à accélérer la migration de Dotclear vers WordPress que j’avais en tête depuis un bon moment. Et c’est un processus long et pénible, l’export-import entre ces deux systèmes étant franchement incomplet.

Alors j’ai toujours des choses à raconter, ce blog va repartir de plus belle dès que j’aurai passé cette migration.

Bref. Si j’essaye de faire un petit bilan de l’année écoulée, ça donne :

  • J’annonçais il y a un an vouloir reprendre l’idée initiale de ce blog, c’est-à-dire l’écriture d’un livre. L’idée est toujours là. Mais non seulement le temps continue de me manquer, mais il y a toujours «l’article que je veux écrire et qui est nécessaire pour le livre parce que sinon je ne vais pas pouvoir articuler mes idées correctement». En fait, j’ai toujours de nouvelles choses à dire, et chacune de ces choses me semble importante à écrire pour pouvoir être ajoutée au livre… À ce rythme là, je n’y arriverai jamais, je sais.
  • J’ai lancé le projet Skriv au début de l’année dernière. Le but était de mettre en œuvre les idées qui me viennent concernant un outil de gestion de projet. Le manque de temps, encore et toujours, m’a empêché de pousser le projet suffisamment loin. Par contre, le code que j’ai écrit m’a servi de prototype technique pour débroussailler plusieurs concepts (bases de données non relationnelles, identification OpenID, …) qui me servent maintenant dans d’autres projets personnels et professionnels. Je ne sais pas si Skriv aboutira réellement ; il existe déjà tant de logiciels de gestion de projets que l’effort paraît un peu vain. Mais peut-être que sous une forme ou une autre il donnera un résultat tangible un de ces jours.
  • 2010 a été une grande année pour moi en terme de conférences. Pas moins de 5 conférences à Epitech, l’Université de Montréal, l’UQÀM, SupInfo Montréal, In’Tech Info. Et de nouvelles en 2011, déjà planifiées à Epitech et Epita, en attendant de voir les réponses des autres écoles d’ingénieurs et universités. C’est toujours avec un grand plaisir que je replonge sporadiquement dans le milieu académique. J’aime partager ce que j’ai en tête, et les étudiants semblent apprécier.

Je suis toujours aussi heureux des interactions que j’ai avec certains lecteurs du blog. N’hésitez pas à laisser des commentaires et à me contacter directement. Je saisi toutes les opportunités possibles pour apprendre des choses nouvelles, pour me frotter à l’expérience des autres. Si vous êtes sur Paris et passez du côté de Saint Lazare, prévenez-moi pour qu’on déjeune ensemble, c’est toujours sympa.

Des livres pour Noël

Demain nous serons le 1er décembre, et les fêtes de Noël arrivent à grands pas.

Je ne sais pas pour vous, mais c’est une période pendant laquelle mes projets professionnels et personnels se mettent à bouillonner dans ma tête. Et cela me pousse à m’acheter plus de livres durant cette période que pendant le reste de l’année, pour alimenter ma réflexion et m’ouvrir de nouveaux horizons.

J’ai donc compilé pour vous une liste de livres qui m’ont marqué. Certain ont déjà été chroniqués sur ce blog, les autres le seront sûrement un jour.

Managing Humans

J’ai fait une critique assez complète de ce livre il y a quelques temps. Si vous êtes développeur, vous devez le lire pour avoir une idée de ce que votre carrière pourrait être. Si vous êtes manager, chef de projet ou directeur, vous devez le lire pour bénéficier de l’expérience de Michael Lopp, qui n’est pas négligeable.

Beeing Geek

Avec ce livre, j’ai eu l’impression que Michael Lopp m’a coupé l’herbe sous le pied. Un bouquin dédié à la carrière des geeks ? Ne serait-ce pas le sujet même de ce blog ?

Getting Real

Autre livre dont je vous ai déjà parlé, Getting Real est un surprenant condensé de méthodes de travail, d’astuces business, et de vérités toutes faites. 37signals a fait du bon travail sur ce bouquin, je ne peux que vous le conseiller.

Rework

Getting Real était novateur, Rework en est une remise à jour. À privilégier si vous êtes anglophobe. (au passage j’en ai déjà un peu parlé)

De la simplicité

La simplicité est un concept à la fois évident et insaisissable. Ce petit livre vous apportera un éclairage particulier sur tout ce que le «simple» apporte et implique. J’en avais fait une critique très positive il y a quelques temps.

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À votre avis : un forum sur ce site ?

Je réfléchis depuis quelques temps à l’idée d’élargir ce site à «un peu plus qu’un blog».

Parce qu’il faut bien dire ce qui est, l’interactivité d’un blog est assez frustrante. J’écris, certaines personnes répondent en commentaire, et ça ne va pas beaucoup plus loin. Ne vous méprenez pas, j’adore les discussions que nous avons dans les commentaires. Mais il y a toujours un goût d’inachevé.

En plus de cela, il y a déjà eu des commentaires qui disaient (ou sous-entendaient) que leur auteur aurait aimé pouvoir inverser le sens de communication. Et si le fait de pouvoir m’écrire directement (via le formulaire de contact) ne pouvait pas les satisfaire, c’est qu’ils souhaitaient que notre discussion profite aussi aux autres, j’imagine.

Le plus simple et le plus évident, ce serait de mettre en place un forum de discussion. Cela permettrait d’entamer des discussions plus informelles, ou de lancer des sujets dont je ne serais pas à l’origine.

Qu’en pensez-vous ?

Problème serveur

Peut-être avez-vous remarqué que le blog a été indisponible pendant plus de 24 heures.

Un gros soucis matériel a été détecté sur le serveur qui héberge le site, et l’un des disques a été remplacé.

Désolé pour ce désagrément. Si vous m’avez envoyé un message durant cette période, renvoyez-le car il y a de forte chances que je ne le reçoive pas.

Des nouvelles du blog pour 2010

Ce blog a été ouvert il y a bientôt un an, c’est le moment de faire un petit bilan.

J’avais créé ce blog parce que je pensais avoir des choses intéressantes à partager. Au début je voulais écrire un livre, mais un blog me semblait finalement une meilleure solution ; plus simple à commencer, plus rapide à faire avancer. Les premiers temps, j’écrivais plusieurs articles par semaine, puis le rythme s’est stabilisé. Le blog a été plutôt bien référencé sur certaines expressions (tapez «cycle en v» ou «cycle itératif» sur Google pour voir), le nombre de visiteurs a augmenté continuellement.

Je tiens à remercier particulièrement toutes les personnes qui ont pris le temps de laisser des commentaires. Non seulement ça fait plaisir, mais cela débouche souvent sur des discussions intéressantes.

Vous avez pu remarquer que mon rythme d’écriture s’est fortement ralenti ces deniers temps. Il y a plusieurs raisons à cela. Les deux principales sont évidemment la naissance de ma fille il y a 3 mois (ça vous change la vie d’une manière qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer), et mon implication dans mon entreprise (nous sommes passés de 13 à 22 personnes en l’espace d’un an, avons changé de locaux, je gère sans cesse plus de projets).

Mais il y a aussi d’autres raisons, qui ont un lien direct avec le blog : j’ai en préparation quelques projets qui me prennent du temps.

  • Je suis en train de reprendre le contenu publié sur le blog, pour en faire un livre. Oui, c’est un retour à l’idée initiale. En fait, la matière première du livre est présente sur le blog et il peut être intéressant de recompiler tout ça en une forme plus structurée, moins “bordélique” qu’un blog. C’est aussi une source d’inspiration, dans la mesure où j’identifie les contenus manquants pour le livre et que j’en profite pour écrire sur le blog les articles correspondant. Et je pense pouvoir faire un bouquin vraiment utile (les pavés de 500 pages dédiés à telle ou telle méthode de gestion de projet ou d’organisation personnelle sont majoritairement remplis de vide).
  • Je prépare une présentation «De geek à directeur technique», que je vais exposer dans des écoles d’ingénieur. Le but est de présenter les idées du blog (gestion de carrière, organisation personnelle, gestion de projet, création d’entreprise) d’une manière qui ne soit pas un cours magistral ni la vente d’un concept. La première présentation se tiendra le mois prochain, et j’espère renouveler l’expérience régulièrement.
  • Depuis le temps que je teste des outils de gestion de projet, et que j’en développe pour mes propres besoins professionnels (et pour les besoins des entreprises où j’ai travaillé), je commence à réfléchir à l’idée d’en développer un. En reprenant les fonctionnalités les plus intéressantes, en y injectant quelques principes originaux, je pense pouvoir faire quelque chose d’intéressant et utile. On en rediscutera très bientôt sur le blog, mais sachez que la gratuité d’utilisation et l’ouverture (d’une partie importante) du code sont au cœur de ma réflexion.

Ce blog va donc continuer à exister. Peut-être changera-t-il de forme au cours du temps. Je ne suis pas toujours à l’aise avec le principe même du blog.

  • Je pense avoir des choses à dire. Mais on m’a déjà dit que certains de mes articles avaient un ton un peu trop “professoral”. Cela se comprend si on remet en contexte le livre que je compte écrire. Mais je trouve difficile de garder un ton léger ou personnel lorsqu’il s’agit d’expliquer des concepts théoriques ou factuels.
  • Je suis parfois frustré par le manque d’échange. Très souvent, je souhaiterais discuter certaines idées et concepts ; savoir ce que les autres pensent d’un sujet donné, échanger des propos. Et un blog n’est pas du tout adapté à cela. Faut-il que je mette en place un forum ? (corollaire : connaissez-vous un bon forum sur la gestion de projet ?)
  • Pour partager les liens intéressants, j’utilise Google Reader et Twitter. D’ailleurs, ça m’énerve un peu de dupliquer les choses entre ces deux outils… Bref, n’hésitez pas à vous abonner à mes flux. Faites-moi signe si vous partagez des liens sur Google Reader.

Donc voilà où j’en suis. Il y a beaucoup de projets en cours, tous n’aboutiront peut-être pas, mais ce n’est pas grave. L’important est d’avancer.