Manymoon

Manymoon est un web-logiciel de gestion de projet. Il a fait un peu parler de lui ces derniers jours, suite à l’ouverture de la plateforme Google Apps à des applications tiers ; Manymoon y est montré en exemple d’application très utile pour les entreprises qui utilisent Google Apps.

Il n’en reste pas moins que Manymoon peut s’utiliser directement, sans passer par la plate-forme de Google.

Fonctionnalités

Manymoon est à la base assez classique dans son approche : On y crée des projets, auxquels on peut ensuite ajouter des éléments.

Tâches : Chaque tâche possède au minimum un titre, et on peut y ajouter une pièce-jointe (voir plus loin), un ordre de priorité, une date limite (voir plus loin), des tags, et un commentaire. Les tâches sont ensuite listée de manière à pouvoir facilement ajouter des commentaires, réassigner la tâche ou la remettre à plus tard. L’édition d’une tâche se fait en cliquant sur son titre, ce qui fait apparaître une pop-up contenant tous les champs modifiables.

Manymoon - Tâches

(image © Manymoon)

Jalons : Il est possible de créer des jalons, constitués d’un titre et d’une date limite. Ils agissent comme des groupes de tâches, permettant de voir d’un coup d’œil les grandes étapes d’un projet. On déplace les tâches d’un jalon à l’autre (ou en-dehors de tout jalon) par drag’n drop.

Manymoon - Jalons

(image © Manymoon)

Micro-blogging : C’est à la mode, et c’est au centre de l’utilisation de l’outil. Il est possible d’ajouter facilement des messages, en y ajoutant une pièce-jointe, un lien ou un événement. Il est aussi possible de juste signifier que l’on travaille sur un projet, voire une tâche. Ces messages s’affichent dans le “bulletin” du projet, qui affiche en plus toutes les actions effectuées (ajout ou modification de tâche, création de jalon, etc.).

Manymoon - MicroBlog

(image © Manymoon)

Liens : Comme vu plus haut, il est possible d’attacher des liens aux micro-messages et aux tâches. Ces liens se retrouvent listés dans le “bulletin” et dans une section réservée aux liens. On peut y ajouter des commentaires comme pour n’importe quel message.

Manymoon - Lien

(image © Manymoon)

Documents : Comme pour les liens, il est possible d’attacher des pièces-jointes aux micro-messages et aux tâches. Il peut s’agir de fichiers que l’on uploade sur Manymoon, ou de documents Google Docs. Dans le second cas de figure, on peut d’un clic créer un nouveau document Google Docs, ou lister ceux auxquels on a accès pour en choisir un.

Manymoon - Google Docs

(image © Manymoon)

Événements : Chaque micro-message (mais pas les tâches) peut être accompagné d’une « événement », qui comprend un titre et une date (avec une heure de début et une heure de fin). On peut demander à ajouter l’événement à notre calendrier Google Calendar.

Rapports : Une page permet de voir des rapports graphiques sur l’état d’avancement du projet, avec le nombre de tâches ouvertes, la progression des jalons, le nombre de documents et de liens.

Manymoon - Rapports

(image © Manymoon)

Calendrier : La vue calendaire de l’ensemble d’un projet est accessible directement par Google Calendar.

Manymoon - Google Calendar

(image © Manymoon)

Feuilles de temps : Il est possible de remplir des feuilles de temps, en indiquant le temps passé sur chaque tâche. Pas grand-chose à en dire, si ce n’est qu’il n’y a pas de lien entre cette fonctionnalité et les micro-messages orientés « je-dis-sur-quelle-tâche-je-travaille ».

Manymoon - Timesheets

(image © Manymoon)

Gestion des emails : On peut convertir des emails en tâche en les envoyant directement à l’adresse task@manymoon.com. En répondant à un email de notification, on ajoute automatiquement un commentaire.

Ergonomie et utilisation

La (très) grande force de Manymoon, c’est son intégration avec les différents outils de Google. Pour commencer, si vous avez un compte Google, vous n’avez même pas besoin de créer de compte sur Manymoon, il suffit de passer la validation Google en un petit clic.

L’accès aux documents Google Docs et l’utilisation de Google Calendar pour visualiser les plannings sont des vraies bonnes idées. Il n’y a pas besoin d’outil plus-ou-moins facile à utiliser pour écrire des pages de texte ; il n’y a pas de wiki : le traitement de texte de Google Docs est à portée de clic. C’est incomparable.

L’ergonomie générale est franchement bien pensée. À grand renfort de HTML dynamique et d’AJAX, l’interface est très fluide. Cela reste toujours au bénéfice de l’utilisateur, ce n’est jamais tape-à-l’œil.

Offres et prix

L’accès au service est gratuit dans sa version de base. Contrairement à la majorité de ses concurrents, cette version gratuite est très largement utilisable en entreprise sans ressentir de grosses contraintes. Entre autre, la version gratuite autorise un nombre illimité de projets, d’utilisateurs, de tâches, de documents Google Docs, … Elle n’offre que 5 MO d’espace disque pour l’upload de fichiers, mais ce n’est pas une contrainte si vous travaillez à base de documents Google Docs. Par contre, elle ne permet de créer que 5 feuilles de temps, et n’accepte que 10 emails à transformer en tâches.

La version «Pro» coûte 10 dollars par mois. Elle offre 3 GO d’espace disque, et permet de créer un nombre illimité de feuilles de temps. Elle n’est pas non plus limitée en nombre d’emails.

La version «Team» coûte 20 dollars par mois (ou 180 dollars par an). Elle offre 25 GO d’espace disque, un nombre illimité de calendriers et de rapports, des gabarits de projets, un paramétrage avancé de l’accès aux projets, et des options de personnalisation supplémentaires.

Toutefois, certains petits détails ergonomiques sont conçus de manière à inciter à payer. Le plus agaçant, c’est qu’on ne peut pas − dans la version gratuite − changer l’ordre d’affichage des tâches d’un projet (en fait, c’est possible, mais seulement quand on regarde la liste de toutes les tâches de tous les projets…).

Ce que j’en pense

Commençons par le négatif : Comme beaucoup d’outil de gestion de projets, Manymoon se focalise sur les “tâches” et leur avancement. Résultat, il est quasiment impossible de gérer convenablement une liste de bugs. Vous avez besoin d’utiliser un autre outil pour cela (un Flyspray, par exemple), ce qui est quand même dommage quand on voit le niveau d’intégration général de cet outil.

À part ça, je dois bien avouer que c’est une très agréable surprise. Pour un peu, Manymoon me donnerait envie d’abandonner le projet Skriv. Il est pratique, ergonomique et fluide. Son intégration des applications Google est bluffante, quand on l’utilise cela semble une évidence.

Les utilisateurs de Basecamp ont même la possibilité d’importer directement leurs données.

Juste un dernier petit bémol : Je n’utiliserai pas Manymoon dans mon entreprise car il n’est disponible qu’en anglais. C’est rédhibitoire lorsque vous avez des équipes qui ne sont pas à l’aise dans cette langue.

3 réponses sur “Manymoon”

  1. Une autre info concernant l’aspect « english-only » de Manymoon : J’ai créé un projet dont le nom contenait un « é ». Partout où ce nom est affiché, le caractère est remplacé par un beau « é » (ce qui donne « é » dans le code HTML).
    Ça ne fait pas sérieux, et c’est quand même gênant au quotidien.

  2. Pour le coup si on veut un outil avec du bon francais, à regarder GroupCamp Projet: http://www.groupcamp.com/fr/projet

    Pas de problème jusqu’à présent sur l’encodage des accents même dans les mails (très bonne intégration avec le mail par ailleurs)

    Fabrice

  3. Même constat que vous pour la gestion de tâches / gestion de bugs. Les logiciels qui proposent un bug-tracking modélisé sur le principe des todo-list ne sont pas efficaces. Idem pour les logiciels qui proposent une gestion de projet modélisée sur le fonctionnement des bugs-trackers ou des todo-list, ça ne marche pas bien. Au final, les bugs-trackers doivent être de vrais bug-trackers, et les todo-list sont plutôt gadget.

    Edité : J’ai retiré la publicité d’un produit. C’était un peu trop gros…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.