De geek à directeur technique

Le blog d'un geek devenu directeur technique

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Création d'entreprise

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samedi 27 février 2010

Un incroyable exemple d'innovation technologique

Je voulais partager avec vous la vidéo d'une conférence donnée au TED, durant laquelle Pranav Mistry présente le SixthSense. C'est un appareil assez incroyable, qui mélange réalité virtuelle et réalité augmentée, le tout pour un prix dérisoire (300 dollars). Regardez la vidéo − vous pouvez choisir les sous-titres − pour vous faire une idée de la chose.

Pourquoi est-ce que je vous parle de cela ? Tout simplement parce que c'est un exemple d'innovation technologique où les idées sont bien plus importantes que l'argent investit. C'est assez formidable : regardez comment Mistry présente ses premières recherches ; il y a 15 ans, il s'était fabriqué un gant de réalité virtuelle, quasiment aussi fonctionnel que les gants hors de prix qui étaient en vente à l'époque, pour le prix de deux souris mécaniques !

On ne le répétera jamais assez : Pour créer un service ou un produit, pour créer une entreprise, il faut des idées et de la passion, pas de l'argent.

jeudi 14 janvier 2010

Faire des choix

Une idée assez connue, mais tellement importante :
« Il faut faire des choix à la place de l'utilisateur. »

J'en ai eu encore récemment un exemple, en travaillant sur la refonte d'une page d'un site Web. La page en question présente un certain nombre d'informations, dont des contenus écrits par les visiteurs du site. La question qu'on se posait était de savoir comment présenter ces contenus : valait-il mieux afficher les plus récents en premier, ou les mieux notés, ou ceux dont le créateur a un statut privilégié sur le site ?

Quelqu'un dans l'entreprise a proposé “Nos goûts ne sont pas forcément ceux des internautes. Ne faisons pas de choix, donnons-leur les options pour qu'ils choisissent eux-mêmes.” L'idée est séduisante et facile. S'il semble trop complexe de choisir entre différentes options, laissons les utilisateurs se débrouiller, ils y arriveront mieux que nous.

Mais non, ça ne fonctionne pas. D'abord parce que 95% des visiteurs (si ce n'est pas plus) ne prendront pas la peine de changer l'affichage par défaut. Donc il faut de toute manière peaufiner cet affichage par défaut.
Je ne dis pas qu'il ne faut pas proposer d'options, accessibles via un menu par exemple. Mais même ainsi, il ne faut pas lister tous les choix possibles, juste parce qu'on peut le faire. Il faut se limiter aux options utiles.
L'idéal reste dans tout les cas de réussir à trouver LE bon équilibre, qui remplira à 100% le besoin de la majorité des utilisateurs. Ce n'est pas grave si moins 5% de vos visiteurs sont satisfaits à seulement 80%.

Prenons deux exemples :

  • Est-ce que le site Digg aurait autant d'intérêt si l'écran d'accueil offrait un simple affichage par date ou par note ? Évidemment que non ! Ce qui rend Digg utile, c'est son algorithme de recommandation.
  • Le logiciel Picasa de Google offre des options de traitement des images, comme la plupart des logiciels de ce type. Mais il propose une option "J'ai de la chance" qui tente de faire les choix les plus judicieux. Et la plupart du temps, ça marche !

Alors faites des choix, guidez vos utilisateurs vers la meilleure solution. Qui mieux que vous, expert du sujet, peut faire ces choix ? Quand vous proposez des options ou des outils supplémentaires, n'ajoutez pas toutes les fonctionnalités que vous pouvez imaginer. Attachez-vous à proposer les bonnes.

dimanche 29 novembre 2009

Un exemple d'inspiration pour la création d'entreprise

J'entends régulièrement des gens me dirent «Je voudrais me lancer, créer mon entreprise, mais je ne trouve pas d'idée d'activité. Tout a déjà été fait !». Il existe plusieurs pistent à suivre pour trouver une idée novatrice qui pourra se transformer en un business florissant. J'en décris certaines dans mon billet consacré aux micros-startups, et je pense revenir dessus dans un prochain article.

Ce que je veux mettre en avant aujourd'hui, c'est qu'il est toujours possible de s'inspirer d'un business existant − même puissamment verrouillé par les acteurs en place− et de trouver des moyens créatifs pour se démarquer et faire son trou. Quand on choisit cette voie, on considère habituellement qu'il y a 3 axes possibles pour se démarquer :

  • les fonctionnalités (en proposer plus ou en imaginer de nouvelles),
  • le prix (être meilleur marché ou se placer sur une offre de luxe),
  • l'ergonomie (rendre un même service mais plus simple/facile/rapide à utiliser).

Si on regarde bien, les entreprises qui sont bien placées aujourd'hui ont toutes proposé un jour ou l'autre un produit ou un service qui se démarquait sur l'un de ces trois points. Et que celles qui sont au top ont mis sur le marché un produit qui innovait sur les trois points.

Pour le moment, je me contenterai de pointer deux nouveaux sites de ventes aux enchères : Swoopo et BigDeal.
On pourrait se dire − à juste titre − qu'il est suicidaire de vouloir marcher sur les plates-bandes d'Ebay. Difficile de trouver de nouvelles fonctionnalités (Ebay s'étend déjà des enchères aux petites annonces en passant par l'achat neuf), impossible de se démarquer sur le prix (quelques pourcents en moins ne contrebalanceront jamais l'audience massive d'Ebay), et même si l'ergonomie d'Ebay est globalement déplorable, le marché des enchère ne permet pas des montagnes de créativité non plus.
Et pourtant, ces deux sites ont trouvé une nouvelle façon de présenter les enchères. Ils ont réussi à amener encore plus de jeu dans les enchères. Pour comprendre le principe exact, je vous laisse aller faire un tour sur ces sites, vous comprendrez en quelques secondes. Pour faire simple, les enchères se font sur une durée qui est prolongée à chaque fois que quelqu'un enchérit. L'intérêt de la chose, c'est que le tout est visible en temps réel ; c'est presque hypnotisant de voir une enchère arriver presque à son terme et de la voir repartir pour une poignée de seconde supplémentaire (on imagine la tête du gars qui pensait la remporter, et qui va devoir surenchérir).
Je vous invite à lire l'article du site TechCrunch qui m'a fait découvrir ces deux site.

Bref, nous avons là deux services qui se démarquent au niveau des fonctionnalités (le principe de fonctionnement est différent de celui des sites habituels d'enchères) et au niveau de l'ergonomie (c'est joli, c'est dynamique, et ça semble super-simple à utiliser). Cela veut-il dire pour autant qu'ils vont réussir à écraser Ebay ? Évidemment que non. Mais par contre, ils ont la possibilité de se faire une vraie place sur le marché et de générer un chiffre d'affaire conséquent. C'est un avenir assez intéressant pour se lancer dans l'aventure, non ? (je suis juste dubitatif sur le fait que 2 services similaires apparaissent presque en même temps... j'ai peut-être raté quelque chose)

dimanche 4 octobre 2009

Choisir un nom d'entreprise, de produit, de projet

Choisir un nom est souvent une étape bizarre. On a envie de trouver le bon nom, celui qui reflétera au mieux l'énergie et l'ambition qu'on place dans notre nouveau "bébé", qui sera le plus attractif, qui sonne le mieux à l'oreille...

Oui mais voilà, des fois on a beau se creuser la tête, il n'y a rien qui nous vient à l'esprit naturellement. Et pendant qu'on passe du temps à chercher, on risque de bloquer l'avancée du projet ; comme le nom apparaît partout, il est difficile de démarrer sans. Alors parfois on finit par prendre un nom à la va-vite, le moins mauvais qu'on avait trouvé, au risque de se le trainer pendant un bon bout de temps.

Dans le titre de ce billet, j'ai listé trois types de noms : celui qu'on veut donner à une entreprise, à un produit ou à un projet. Il y a de subtiles nuances entre chaque.

Entreprises

Un nom d'entreprise doit être à la fois parlant et facile à retenir, tout en étant assez générique pour ne pas limiter le champ d'activité. Idéalement, il faut prévoir un nom qui sonne agréablement dans toutes les langues, ou tout au moins les marchés qu'on souhaite attaquer (et l'anglais désormais incontournable).

Prenons l'exemple de Motobecane, dont le nom est quand même très connoté "2 roues" et "franchouillard" ; ils ont fini par changer pour un nom plus neutre (MBK). Par contre, Peugeot produit aussi bien des voitures que des scooters, des vélos et des perceuses.

Une marque pourra être connue et reconnue comme telle, mais cela pourra prendre du temps. Si elle réussit à se faire connaître, son nom facilement identifiable lui permettra de se démarquer des autres. Consécration suprême − et dangereuse ! − il pourrait être utilisé comme nom commun (comme Frigidaire ou Kleenex).

Produits

Un nom de produit peut avoir de multiples facettes.

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lundi 27 juillet 2009

Créer une micro-startup

Je réfléchissais depuis longtemps à un concept que j'avais du mal à formaliser dans ma tête. C'était un ensemble d'idées très vagues, mais tout s'est cristallisé en deux temps. Tout d'abord en lisant le livre Getting Real écrit par 37Signals, puis en tombant sur un billet intitulé The Future of Startups sur le blog de Jason Calanis.

Le concept en question est finalement assez simple : L'heure est venue pour les micro-startups

Reprenons depuis le début. Si vous avez lu la présentation du blog, vous savez que j'ai écrit - il y a plus de 2 ans - sur mon blog personnel un article intitulé Créer une startup rapidement. J'ai donnais un certain nombre d'informations et de conseil pour démarrer une activité sur Internet. Et je me suis servi moi-même de ces informations quand j'ai créé ma propre startup, à peine quelques mois plus tard.

Le message global était qu'il est désormais très facile, d'un point de vue technique, de démarrer une activité. Tous les outils nécessaires sont disponibles à très faible coût. Le "ticket d'entrée" pour créer une entreprise est désormais très accessible.

L'évolution des mentalités

Il y a quelques années, une partie non négligeable de la valeur d'une start-up pouvait résider dans ses serveurs, leur utilisation, les logiciels et techniques spécifiques développés en interne par l'entreprise. Et une part importante des coûts correspondait à l'embauche du personnel, à la location de locaux professionnels, à l'achat de matériel informatique spécialisé.
La moindre création d'activité devait commencer par une longue période de recherche et développement, qui pouvait mettre en péril la santé financière de l'entreprise, avant même qu'elle ait démarré la moindre activité !

De nos jours, les choses sont bien plus simples et moins coûteuses.

  • La majeure partie des aspects techniques sont suffisamment balisés pour qu'il n'y ait pas à se poser trop de questions à leur sujet - à moins de développer une solution particulièrement innovante, évidemment.
  • Des solutions techniques évolutives existent, qui s'adaptent aux besoins et permettent ainsi d'ajuster son budget.
  • Les logiciels libres couvrent de très nombreux domaines. Il est facile de trouver les logiciels qui couvrent nos besoins. Même en les modifiant pour les adapter, cela restera toujours moins cher que de les développer de A à Z, et bien souvent que d'acheter une solution propriétaire.
  • Les solutions de travail collaboratif à distance ont atteint un degré de maturité qui permet à plusieurs personnes de travailler ensemble sans être présentent physiquement au même endroit. Ajouter à cela que maintenant tout le monde a pris l'habitude d'utiliser les réseaux sociaux, et il devient possible de créer une entreprise sans bureau.
  • Même si les sociétés de services existent depuis plusieurs décennies, il n'a jamais été aussi facile de trouver des développeurs indépendants motivés et bon marché, pour aider à créer des logiciels rapidement opérationnels.

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