De geek à directeur technique

Le blog d'un geek devenu directeur technique

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dimanche 3 janvier 2010

L'email n'est pas mort

Il y a quelques heures, j'ai écrit un commentaire en réponse à un billet du blog Entreprise 2.0. Ce billet, intitulé Peut-on envisager une entreprise sans email ? a pour thème l'abolition de l'usage de la messagerie électronique en entreprise. Son auteur estime que les nouveaux outils et les nouvelles pratiques permettent de se passer de l'email, et qu'il serait plus efficace de se concentrer sur l'emploi de plate-formes collaboratives, de messageries instantanées, de blogs d'entreprise, de micro-blogging, ...

J'ai donc écrit un commentaire assez long pour donner mon avis sur la question. Je vais le reprendre ici en le développant un peu, parce que je pense qu'il s'agit d'un débat intéressant, qui est loin d'être clos.

Les outils de communication utilisés en entreprise

Avant de disserter sur l'évolution des communications intra- et inter-entreprises, passons déjà en revue les différents moyens de communication qui sont à notre disposition.

  • Le téléphone. Parfait pour les échanges rapides d'information entre deux personnes, il remplace la discussion en face-à-face en éliminant les barrières géographiques. Les discussions orales ont le grand avantage d'être rapides, contrairement aux échanges écrits − qu'ils soient instantanés ou non.
  • Le courrier postal et le fax. Encore très largement utilisés pour les échanges de documents écrits ayant une signification juridique, particulièrement lorsqu'il faut y apposer une signature. Je ne connais pas d'entreprise qui envoie ses contrats par email.
  • Les emails. C'est un moyen simple et très généralisé d'envoyer des messages textuels à des individus ou des groupes d'individus. La réception de messages se fait de manière non intrusive (contrairement au téléphone), même si cela peut être modifié par divers alertes visuelles et/ou sonores.
  • Les blogs d'entreprise. Ils permettent aux collègues d'une même structure d'échanger des idées utiles à l'avancement de leur travail ou de l'entreprise elle-même, dans un cadre où la réactivités des réponses aux idées n'est pas une nécessité forte. Ils permettent de suivre les différentes idées au fil du temps.
  • Lespartages de fichier (au sens NFS ou Samba/CIFS). Ils servent à stocker et partager tous types de fichiers, avec deux buts différents mais pas antinomiques : 1) la pérennité des données, 2) l'édition par plusieurs personnes.
  • Les wikis. Servent à stocker des données textuelles, avec les mêmes buts qu'un partage de fichiers (pérennité et accès multiple), en y ajoutant une facilité d'accès et des capacités d'édition collaborative accrues (historique des modifications, gestion des révisions).
  • Les forums d'entreprise et les messageries instantanées (ou les outils similaires comme Campfire). Ils sont utiles pour une collaboration orientée temps réel. Surtout utile pour les équipes qui sont “éclatées” géographiquement, comme succédané aux discussions de travail habituelles au bureau.
  • Le micro-blogging (popularisé par Facebook et Twitter). Sert à donner fréquemment des informations succinctes quant à l’avancement de ses projets.
  • Les outils de liste (todo-list, buglist). Ils servent à gérer les tâches à traiter.
  • Les lecteurs de flux RSS. Ils facilitent la veille technologique en permettant un accès centralisé rapide à un grand nombre de sources d'information.

On peut remarquer que j'ai aussi bien listé les moyens de communication stricto sensus (comparables au rôle de la voix dans une conversation entre deux personnes), que les moyens d'archivage des communications et des idées (comparable au rôle que les livres tiennent depuis qu'ils ont remplacé les traditions de mémoire orale).

Certains outils regroupent de manière centralisée certains de ces moyens de communication. La plupart des «logiciels de gestion de projet» intègrent au minimum un wiki et une liste de tâches, parfois en y ajoutant un forum et un partage de fichiers.

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dimanche 4 octobre 2009

Choisir un nom d'entreprise, de produit, de projet

Choisir un nom est souvent une étape bizarre. On a envie de trouver le bon nom, celui qui reflétera au mieux l'énergie et l'ambition qu'on place dans notre nouveau "bébé", qui sera le plus attractif, qui sonne le mieux à l'oreille...

Oui mais voilà, des fois on a beau se creuser la tête, il n'y a rien qui nous vient à l'esprit naturellement. Et pendant qu'on passe du temps à chercher, on risque de bloquer l'avancée du projet ; comme le nom apparaît partout, il est difficile de démarrer sans. Alors parfois on finit par prendre un nom à la va-vite, le moins mauvais qu'on avait trouvé, au risque de se le trainer pendant un bon bout de temps.

Dans le titre de ce billet, j'ai listé trois types de noms : celui qu'on veut donner à une entreprise, à un produit ou à un projet. Il y a de subtiles nuances entre chaque.

Entreprises

Un nom d'entreprise doit être à la fois parlant et facile à retenir, tout en étant assez générique pour ne pas limiter le champ d'activité. Idéalement, il faut prévoir un nom qui sonne agréablement dans toutes les langues, ou tout au moins les marchés qu'on souhaite attaquer (et l'anglais désormais incontournable).

Prenons l'exemple de Motobecane, dont le nom est quand même très connoté "2 roues" et "franchouillard" ; ils ont fini par changer pour un nom plus neutre (MBK). Par contre, Peugeot produit aussi bien des voitures que des scooters, des vélos et des perceuses.

Une marque pourra être connue et reconnue comme telle, mais cela pourra prendre du temps. Si elle réussit à se faire connaître, son nom facilement identifiable lui permettra de se démarquer des autres. Consécration suprême − et dangereuse ! − il pourrait être utilisé comme nom commun (comme Frigidaire ou Kleenex).

Produits

Un nom de produit peut avoir de multiples facettes.

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samedi 19 septembre 2009

Et si Gordon Ramsay était informaticien ?

Depuis quelques temps je ne rate pas un épisode de l'émission Cauchemar en cuisine, qui est diffusée sur plusieurs chaînes télévisées françaises de la TNT ou du câble.

Le concept de cette émission est assez simple : Gordon Ramsay, un chef cuisinier écossais renommé, vient en aide à des restaurateurs au bord de la faillite. Là où ça devient amusant, c'est que Gordon n'a vraiment pas sa langue dans sa poche ; il n'hésite pas à s'énerver très fort quand il le faut, pour faire prendre conscience aux gens qu'il sont sur la mauvaise voie.
Bon, la traduction française a tendance à édulcorer son langage. Ainsi, la phrase «I will smash this plate on your fuking head» est devenu «Je vais casser cette assiette sur ta tête de bois»...

Au fil des épisode, on peut voir des cuisiniers sans talent, des gérants à l'égo stratosphérique, des restaurants complètement vides, des engueulades à côté des clients, ...
Gordon goûte les plats, regarde comment fonctionne l'organisation du personnel, étudie les comptes financiers. Il met ensuite les responsables − le propriétaire, le gérant de salle, le chef cuisinier − face à leurs lacunes, leurs faiblesses, leur fainéantise, leur désorganisation. Quand les problèmes ont été compris (au bout de quelques bonnes engueulades hautes en couleur), il met en place un plan de bataille qui permet de remonter les résultats du restaurant.

Il utilise souvent les mêmes recettes (au sens figuré du terme, désolé je n'ai pas pu m'en empêcher) d'un restaurant à l'autre, mais à chaque fois avec des résultats différents. Ce qui est vraiment intéressant, c'est qu'il met en application des principes qui tiennent plus de l'entrepreneuriat que de la restauration. Il y a beaucoup d'inspiration à trouver là pour une équipe technique.

L'étude de marché

À chaque fois, Gordon fait un petit tour dans la ville où il est tombé. Il fait attention aux autres restaurants existants, et essaye de trouver le type de restauration qui n'est pas représenté. Il regarde aussi la clientèle existante (ou ce qu'il en reste), et à partir de tout ça il invente un nouveau visage au restaurant pour lui faire trouver une nouvelle clientèle.
Cette nouvelle identité est souvent mal vécue par les patrons qui voient leurs habitudes remises en question. Le menu est complètement revu (je vais y revenir), le restaurant est redécoré, parfois même renommé. Mais ce nouveau positionnement est gagnant, et l'augmentation des bénéfices lui donne toujours raison.

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mardi 14 juillet 2009

Citation du jour : Guy Kawasaki

Je suis en train de lire le livre L'art de se lancer par Guy Kawasaki. C'est un livre très intéressant, dont je ferais une critique sur ce blog.

J'y ai lu aujourd'hui deux phrases que je voudrais partager avec vous :
“ Les gens qui sont bons acceptent d'être responsables. Les gens qui sont très bons demandent à l'être. ”

Je sais, ça paraît évident. Mais regardons-y de plus près.

J'ai connu 3 types de collègues :

  • Des personnes qui se satisfont de leur sort. Après avoir fait leur trou, elles s'y sentent bien et ne veulent pas risquer de quitter leur "zone de confort".
  • Des ambitieux aux dents qui rayent le parquet. Ils cherchent à faire ami-ami avec le boss, à faire du lobbying, à obtenir des responsabilités et des prérogatives qu'ils ne méritent en rien.
  • Des gens sérieux et travailleurs, qui mettent leur énergie et leur conscience professionnelle au service de leur entreprise.

La troisième catégorie est la seule qui mérite qu'on s'y attarde. Ces personnes gravissent souvent des échelons sans s'en rendre compte. À force de travail, elles prouvent qu'elles valent plus que ce pourquoi elles ont été engagées. Un jour, le patron se rend compte qu'une part importante du travail repose sur les épaules d'une de ces personnes, que son champ d'opération déborde largement de ce qui est prévu.
L'exemple le plus simple : Combien de développeurs ai-je vu qui n'hésitaient pas à prendre d'eux-même en charge des responsabilités qui ne leur incombaient pas, et ce faisant, se retrouvaient à passer chef de projet plus vite que prévu ?

Quelqu'un qui est compétent et qui montre un bon esprit se verra confier des responsabilités, qu'il acceptera sûrement. Mais pour les mêmes raisons, quelqu'un de vraiment compétent et avec un très bon esprit fera déjà le boulot en question sans qu'on lui ait dit de le faire.

Et alors ?

Guy Kawasaki exprime cette pensée dans un chapitre consacré au recrutement. C'est une des raisons qu'il donne pour pousser à embaucher les meilleurs collaborateurs possibles, pas juste des personnes moyennes qui semblent convenir passablement. Et je confirme : c'est important !

Maintenant, de votre point de vue, comment vous définiriez-vous ? Êtes-vous bon, ou très bon ?

dimanche 28 juin 2009

Préparer votre évaluation annuelle

La plupart des entreprises effectuent des entretiens annuels ou bi-annuels de leurs collaborateurs. Il sont habituellement réalisés par les managers, parfois avec l'assistance du DRH.

À quoi servent ces entretiens ?

Tout le monde attend ces entretiens avec impatience, mais souvent pour de mauvaises raisons. Un grand nombre de salariés n'y voient que le moment où va leur être annoncée leur augmentation de salaire. C'est évidemment un élément important de ces discussions, mais il ne faut pas que cela devienne une obsession qui occulte les autres aspects.

Les entretiens annuels sont un moment privilégié, pendant lequel on peut prendre un peu de recul par rapport à l'année (ou le semestre) écoulée. Le but est de récapituler les points forts et les points faibles, de revenir sur notre évolution au fil du temps ; comment on a réussi à s'améliorer, à progresser dans l'exécution de nos tâches.

Préparer l'entretien

Quelques jours avant l'entretien, prenez le temps de vous poser ces quelques questions :

  • Où en étais-je il y a un an, il y a 6 mois ? Mes supérieurs étaient-ils satisfait de mon travail ? Pourquoi ?
  • Quelle était l'évolution qu'on attendait de mois durant cette période ? Est-ce que mes objectifs étaient clairement définis ?
  • Quelles sont mes forces et mes faiblesses aujourd'hui ? En quoi sont-elles différentes d'auparavant ?
  • En toute honnêteté, quels sont mes coups d'éclats et mes ratages complets ?
  • Globalement, en suis-je là où je voudrais être ? Ai-je développé les connaissances et les capacités que je voudrais avoir ?

Quand vous avez répondu à ces questions, demandez-vous où vous voulez aller :

  • Suis-je satisfait de l'environnement technique dans lequel j'évolue, des projets sur lesquels je travaille ?
  • Dans quelle direction ma carrière doit-elle évoluer ? Qu'est-ce que je veux faire dans 6 mois, dans 1 an, dans 2 ans ?
  • De quelle aide ai-je besoin pour progresser ?

Une fois que vous avez fait le tour de ces questions (et seulement à ce moment-là), vous pouvez vous poser d'autres questions :

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