Le blog d'un geek devenu directeur technique

Billets dans la catégorie Votre carrière

Les 9 règles de Tim Minchin

Je vous invite à regarder la vidéo qui suit. Dans celle-ci, on peut voir Tim Minchin − un comédien et musicien australien − donner un discours de « graduation » (remise de diplôme universitaire). Ce qui est intéressant, c’est que l’homme est à la fois amusant et grave ; c’est un anti-conformiste qui a fait ses études dans l’université où le discours à lieu.

Il donne 9 règles à suivre, que je liste ici mais il faut regarder la vidéo pour en saisir toute la profondeur :

  1. Vous n’avez pas à avoir un grand rêve. Célébrez les micro-victoires. Si vous vous focalisez trop sur un objectif à trop long terme, vous risquez de passer à côté du vrai sens de votre vie, qui sera apparu entre-temps dans la périphérie de votre champ de vision.
  2. Ne cherchez pas le bonheur. Le bonheur est comme un orgasme : si vous y pensez trop, il disparaît. Rendez quelqu’un heureux et vous en aurez les retombées. Nous n’avons pas évolué de manière à être continuellement heureux.
  3. Vous êtes chanceux (d’être là). S’en rendre compte vous rendra plus humble et compatissant. L’empathie est un affaire d’intuition, mais on peut travailler dessus intellectuellement.
  4. Faites de l’exercice. Celui que vous voulez, mais prenez soin de votre corps. Vous allez vivre près de 100 ans, avec un niveau de richesse qui dépasse ce que la plupart des hommes ont pu rêver à travers l’histoire ; si vous ne voulez pas vivre cela en étant déprimé, faites du sport.
  5. Ayez des opinions tranchées. Les opinions sont comme les trous du cul, tout le monde en a un ; sauf que vos opinions seront constamment examinées en profondeur. Ayez une pensée critique qui soit la votre et non simplement celle des autres. Soyez intellectuellement rigoureux.
  6. Soyez un professeur. Partagez vos idées. Ne prenez par votre éducation pour acquise. Réjouissez-vous de ce que vous apprenez et diffusez-le.
  7. Définissez-vous par ce que vous aimez. Nous avons tendance à nous définir en opposition à quelque chose. Exprimez plutôt votre passion et vos louange pour ce que − et ceux que − vous admirez.
  8. Respectez les gens qui ont moins de pouvoir que vous.
  9. Ne vous précipitez pas. Vous n’avez pas besoin de savoir déjà ce que vous ferez pendant le restant de votre vie. Ceux qui connaissent le chemin que suivra leur carrière dès l’âge de 20 ans ont tous une « mid-life crisis ».

Au passage, il dit que l’art et la science ne sont pas antinomiques, ce qui est une pure vérité. Il ne faut pas être anti-scientifique pour faire de l’art. Il définit la science comme l’acquisition incrémentale de connaissances à travers l’observation. Il ajoute que l’art et la science doivent travailler ensemble pour améliorer la manière dont les connaissances sont communiquées.

(pensez à activer les sous-titres − ils sont en anglais, mais ils aident bien à comprendre par moments ; autre chose : son discours correspond aux 12 premières minutes de la vidéo)

Voici le lien original sur lequel j’étais tombé, qui m’a donné envie de vous le partager : http://www.upworthy.com/this-is-the-most-inspiring-yet-depressing-yet-hilarious-yet-horrifying-yet-heartwarming-grad-speech

Recrutement : Développeur PHP 5

Fine Media, l’entreprise que j’ai co-créé et dont je suis le directeur technique, est à la recherche d’un développeur web.

Présentation de l’entreprise

Nous sommes éditeurs de sites web. Notre activité principale porte sur les sites ComprendreChoisir, qui sont un ensemble de plus de 420 sites de niche, sur des sujets aussi variés que les fenêtres, la défiscalisation ou le home cinéma. C’est notre « encyclopédie de la vie pratique ».
Nous éditons aussi des sites communautaires, comme CommentFaitOn ou DcoPhoto.

Nous sommes localisés dans le 17è arrondissement de Paris (métro Villiers).

L’entreprise existe depuis 2007 et est une filiale du groupe Solocal (ex Groupe PagesJaunes) depuis 2011.
Nous sommes une vingtaine de personnes, et l’équipe technique comprend 9 personnes.

Environnement technique et méthodes de travail

  • Linux. On utilise de l’Ubuntu Server sur les serveurs, et de l’Ubuntu Workstation sur les postes de développement.
  • PHP 5. Tout est développé en PHP, en objet.
  • MySQL. On fait des requêtes assez compliquées. Il vaudrait mieux que vous sachiez la différence entre une sous-requête et une jointure.
  • Redis. Nous faisons de l’hybridation de bases, cela peut être l’occasion pour vous d’approcher le noSQL de près.
  • Temma. Nous utilisons notre propre framework MVC, qui est publié sous licence libre.

Nous travaillons suivant une méthode dérivée de SCRUM. Nous faisons des cycles itératifs d’une durée d’un mois (cf. l’article où j’en parlais).

Ce que vous aurez à faire

  • Améliorer notre framework MVC, ainsi que notre CMS. Ils sont petits et légers, des vrais jouets faciles à faire évoluer dans les directions qui nous intéressent.
  • Génie logiciel : modélisation des objets métier, évolution du modèle de base de données, développement orienté objet.
  • Gestion de projet : écriture des spécifications techniques, suivi du planning, supervision des tests.

Je cherche quelqu’un ayant déjà fait ses armes en développement Web, et qui aime ça. Un passionné avec des idées à faire valoir, ayant envie de les partager et de les appliquer. Une personne qui sache travailler en équipe, qui cherche à apprendre des choses nouvelles.

Alors si vous êtes ambitieux, si vous avez des idées techniques intéressantes, si vous aimez le Web et avez envie de bosser sur des trucs pointus et originaux, envoyez-moi votre CV à l’adresse amaury.bouchard@finemedia.fr.

Ajout : Suite à des questions, je préfère préciser que nous ne recherchons pas de prestataire, ni de développeur travaillant à distance. L’idée est d’embaucher quelqu’un qui fera partie intégrante de l’équipe − y compris dans sa localisation géographique.

Un tiers des développeurs web devraient changer de boulot

…et quand je dis ça, c’est pour dire qu’ils devraient s’orienter vers n’importe quel travail qui soit loin, trèèès loin du développement informatique. Même la moindre macro Excel devrait leur être interdite.

Revenons un peu en arrière. J’ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog des comportements qui me font halluciner quand je fais passer des entretiens d’embauche.

Sur mes 12 années de carrière, je dois en être à pas loin de 10 ans à faire passer des entretiens. D’abord pour des stagiaires, puis pour des développeurs et par la suite pour des profils très variés.
Pendant longtemps, je faisais passer mes entretiens de manière très classique : je commençais par présenter l’entreprise, puis le candidat déroulait son CV, puis je posais des questions minutieuses sur ses expériences, pour enfin poser des questions techniques variées. Plus le temps passait, plus je me rendais compte que les entretiens se ressemblaient un peu trop ; à l’en croire, le candidat est à chaque fois un caïd faiseur de miracles ; en creusant un peu, je vois bien qu’il ne connaît pas la moitié des miracles qu’il est censé avoir fait ; sans parler des réponses parfois très exotiques à mes questions techniques…

Il y a quelques années, pour gagner du temps, j’ai changé ma manière de faire. Je commence dès le début de l’entretien par faire passer des petits tests techniques. Si ces tests se passent bien, on enchaîne (présentation de l’entreprise, déroulage du CV, questions-réponses). Si par contre le candidat échoue lamentablement aux tests techniques, je mets fin à l’entretien.

Cela peut paraître brutal, mais pour commencer je considère que mon temps est précieux (et si on regarde ma charge de travail, c’est une constatation, pas un fanfaronnade). Ce qu’il faut voir, surtout, c’est que les tests en question ne sont pas compliqués ; j’y vois un filtre me permettant d’identifier immédiatement les gros mauvais qui ne devraient pas vouloir être payés à coder.

Je ne vais évidemment pas dévoiler ici la teneur de ces tests (et je modérerais agressivement les commentaires qui le feraient). Mais sachez que je fais faire un test de programmation élémentaire, qui demande juste le minimum de logique algorithmique. En fait, je ne le vois même pas vraiment comme un test de programmation ; quand j’étais en école d’ingénieur, on l’utilisait pour expliquer la programmation à ceux qui n’en avaient jamais fait : «Vous connaissez les fonctions en mathématique, voici ce qu’est une fonction en informatique»

Et globalement, j’ai un tiers des candidats qui réussit le test sans problème ; un tiers qui sue sang et eau mais qui finit par y arriver ; et enfin un tiers qui échoue lamentablement d’une manière qui ne devrait pas exister.
Pour tout dire, j’ai déjà eu (trop) d’entretiens qui n’ont duré que 15 minutes, le temps de se rendre compte que le candidat n’y arrivera jamais, m’obligeant quelques fois à conclure en disant «Je suis désolé, monsieur, mais vous n’êtes pas informaticien».

Honnêtement, je n’éprouve aucun plaisir à dire ça à quelqu’un. Qu’il sorte tout juste d’école ou qu’il ait 10 ans d’expérience, je me sens toujours aussi mal. Mais soit le candidat se rend compte par lui-même qu’il n’a pas le niveau qu’il devrait avoir, soit il cherche des excuses ridicules ; et dans ce dernier cas, il me paraît parfois nécessaire de lui ouvrir les yeux.

Au cas où vous vous poseriez la question, j’affirme que cela ne dépend pas de la technologie utilisée. J’ai travaillé pendant 4 ans dans une start-up qui développait des services mobiles en Perl. Ce langage étant peu répandu en France, on recrutait de manière très ouverte, et on avait le même pourcentage d’échecs retentissants. J’ai travaillé pendant 1 an dans un environnement Java EE, et on ne recrutait que des développeurs expérimentés sur ces technologies ; et là encore, le taux était identique. Depuis 6 ans je recrute des développeurs PHP, et c’est la même chose.

Que faut-il conclure de ce constat préoccupant ? Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un problème avec les formations. Même si elles se multiplient − pour répondre à un besoin sans cesse croissant − elles semblent continuer à fournir les mêmes quotas d’excellent, de moyens et de mauvais informaticiens.
Je pense plutôt qu’avec le temps, le nombre global d’informaticiens a été multiplié dans de grandes proportions. Et parce qu’on vit dans une ère de zapping, où il faut aller très vite (surtout dans les recrutements !), on tombe statistiquement plus souvent sur le fond du panier − qui est comparativement plus représenté parmi les chercheurs d’emplois que le haut du panier, allez savoir pourquoi.
Facteur aggravant de ce phénomène, c’est de moins en moins par l’expérience professionnelle qu’on peut faire le tri dans les candidatures . Il faut rencontrer les gens pour les juger ; plus le niveau recherché est élevé, plus cela prend du temps pour le vérifier. C’est la raison pour laquelle cela prend moins de 15 minutes pour identifier quelqu’un qui n’est même pas informaticien. Après, entre un informaticien moyen et un bon informaticien, ça prend plus de temps pour faire le distinguo ; mais c’est une autre histoire.

Le directeur technique : Un professeur d’université qui descend à la mine

J’ai parlé récemment des séances de coaching auxquelles je participe dans le cadre de mon MBA. Nous avons procédé une fois à un exercice intéressant, qui m’a fait réfléchir et que je veux partager avec vous. Cela consistait à choisir une image parmi quelques dizaines de photos éparpillées ; je devais en prendre une qui « me parle », qui résonne en moi d’une façon ou d’une autre.

Je n’ai pas choisi une photo, mais deux. Ces images me définissent d’une manière qui m’étonne encore. Les voici :

professeurmineurs

(disclaimer : je n’ai pas retrouvé les droits sur ces images, qui sont sûrement extraites de magazines variés ; n’hésitez pas à m’informer en cas de problème)

Et plus j’y réfléchi, plus je me dis que ces images représentent les deux facettes du métier de directeur technique.

Le professeur d’université

La première photo évoque plusieurs choses pour moi. Le professeur d’université et son élève. La sagesse, la connaissance, le pragmatisme ; la soif d’apprendre, le désir d’aller de l’avant, l’humilité. L’envie de transmettre son savoir ; la passion de la recherche.

Un directeur technique doit désirer, au plus profond de lui, aider les membres de son équipe à s’améliorer ; que ce soit en propageant ce qu’il sait ou en les aidant à développer leurs capacités par eux-mêmes.

Le mineur parmi les mineurs

Quand j’ai vu cette seconde photo, je me suis immédiatement identifié au mineur du milieu. Pour moi, c’est le chef de l’équipe ; il dirige ses hommes, il est le premier à descendre dans la mine, il en remonte le visage couvert de suie comme les autres. Quand ils sont en train de travailler, il doit creuser mais aussi s’assurer que chaque personne qui l’accompagne est en train de creuser efficacement dans de bonnes conditions de sécurité.

Un poste de direction est exigeant ; il est facile de se laisser happer par les tâches administratives et par la gestion « virtuelle » des projets, de s’éloigner de la technique.

Mais le retour de boomerang est sévère. Il n’y a rien de pire que de ne plus se sentir faire partie de l’équipe dont on a la responsabilité. Ce dont une équipe technique a besoin, ce qu’elle recherche chez son directeur, c’est d’être supportée dans les moments difficiles, d’être aidée quand il y a du boulot à abattre, de se voir montrer la bonne direction quand il le faut, et d’être encouragée le reste du temps.

Le directeur technique doit montrer l’exemple. Il doit jouer les rôles de manager et de leader, en fonction des besoins. Il doit protéger son équipe quand il y a un coup de grisou (une autre manière de dire ça, que j’aime bien : “son équipe doit savoir qu’il prendra des balles pour elle”). N’oubliez pas la règle d’or du manager.

Conclusion

Sincèrement, je suis content d’être tombé sur ces deux images. Elles représentent qui je suis. Elles incarnent ce que doivent être tous les directeurs techniques (toutes les personnes qui doivent gérer une équipe, en fait).

Alors si vous n’avez pas l’impression d’être un professeur pour vos hommes, ou si vous n’avez pas l’impression de finir votre journée avec de la suie sur le visage, c’est que vous êtes passé à côté de quelque chose.

Master in Business Administration

Je voulais en parler depuis un bon moment, mais j’attendais d’avoir un peu de recul avant de le faire. Depuis septembre dernier, j’ai commencé le cycle Executive MBA d’Epitech.

Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un MBA, il s’agit de cursus ouvert à ceux qui ont un diplôme d’études supérieures (BAC +5) avec plusieurs années d’expérience professionnelle (souvent 4 ans minimum), et qui proposent des formations poussées en marketing, en finance, en comptabilité, en entrepreneuriat, en ressources humaines, en communication, etc.
Il existe deux grands types de MBA : ceux qui se font à temps plein sur une année, et les « Executive MBA » qui sont prévus pour les personnes qui sont en poste, avec des plages horaires aménagées de manière à pouvoir concilier travail et études (souvent sur deux ans).

Petit retour en arrière

Il y a environ un an, je cherchais un peu quel nouveau défi j’allais pouvoir me lancer, après que nous ayons revendu l’entreprise que j’avais participé à créer. J’hésitais entre beaucoup d’options : repartir créer une nouvelle boîte, faire de l’enseignement, tout arrêter pour faire un doctorat… À ce moment-là, un ancien camarade de promotion, devenu directeur adjoint des études à Epitech, m’a proposé de venir à une réunion d’information sur l’Executive MBA que l’école était en train de mettre en place.
Pour la petite histoire, je suis diplômé de l’Epita, et je retrouve dans Epitech aujourd’hui pas mal des qualités − et des défauts − de l’école que j’ai connue (je reviendrai peut-être dessus dans un prochain article). Comme je n’avais rien à perdre, je suis allé y faire un tour.

Il faut dire que la réunion était bien préparée :-)
En tout cas, j’ai eu l’impression que les choses s’emboîtaient naturellement pour moi. Un MBA, c’est l’occasion d’acquérir des connaissances que quelqu’un comme moi n’a pas appris à l’école. Ceux qui sont vraiment motivés peuvent toujours se former seuls ; certains entrepreneurs sont obligés d’apprendre des notions de comptabilité ; il est possible d’acheter des livres traitant de marketing ou de communication. Mais être confronté à toutes ces notions, dans un cadre formel et à un niveau élevé, ce n’est pas si évident. PLUS »

Recrutement : Administrateur système

Le poste d’administrateur système n’est plus à pourvoir. Merci à tous ceux qui m’ont envoyé un CV.

Fine Media, l’entreprise que j’ai co-créé et dont je suis le directeur technique, est à la recherche d’un administrateur système / responsable d’exploitation.

Présentation de l’entreprise

Nous éditons des sites web communautaires, comme CommentFaitOn ou DcoPhoto, et des sites « de niche » comme Le guide de la cuisine, ou les sites ComprendreChoisir (sur la fenêtre, la défiscalisation, le home cinema, les standards téléphoniques, …).

L’entreprise est bientôt âgée de 5 ans, comprend environ 25 personnes et est devenue une filiale du groupe PagesJaunes depuis l’été dernier. Le cadre et les projets sont dynamiques et motivants, l’équipe est jeune et très motivée.
Nous sommes localisés dans le 17è arrondissement de Paris (métro Villiers).

Définition du poste

Le poste d’administrateur couvre un champ d’action assez large.

Au quotidien, cela implique :

  • Maintenance du réseau interne de l’entreprise, qui comprend près de 30 postes de travail, 4 serveurs et un NAS. Nous avons un second réseau dédié à la téléphonie (voix sur IP).
  • Administration des serveurs de production, soit 8 machines hébergées en datacenter.
  • Exploitation : Mise en pré-production et en production de nos projets, déroulement des cahiers de tests. Amélioration de nos procédures de suivi et de documentation.
  • Monitoring de nos serveurs et applications.
  • Sauvegarde et archivage des données de production et du réseau interne.

Je cherche quelqu’un qui puisse aussi participer aux évolutions que nous avons commencé à mettre en place sur notre architecture :

  • Expertise en base de données (configuration MySQL, optimisation de requêtes, réplication de bases).
  • Amélioration de la montée en charge de nos serveurs Web.
  • Étude de solutions de virtualisation (KVM) et noSQL (Redis).

Environnement technique

  • Linux : Tous nos serveurs tournent sous Ubuntu, ainsi que la plupart de nos postes de travail.
  • Web : Nos applications sont écrites en PHP, exécutées par Apache, et utilisent des bases de données MySQL.
  • Serveurs : Nos serveurs de productions sont majoritairement des bi-Xeon QuadCore/16 GO, avec des disques allant de 300 GO à 750 GO en RAID. Les serveurs internes tournent sur du matériel classique, certains sont virtualisés.
  • Scripting : Quelques scripts d’administration sont écrits en shell, mais la plupart de nos outils sont écrits en PHP.

Une migration de plate-forme de production est prévue à court terme, j’aimerais que le nouvel administrateur participe pleinement à son design et à sa mise en place.

Détails

Le poste est à pourvoir dès que possible.
C’est un CDI à temps complet.
Le salaire est en fonction de l’expérience et des compétences.

Si vous êtes intéressés, envoyez-moi votre CV à l’adresse amaury.bouchard@finemedia.fr.

Durée d’étude et expérience professionnelle

Il existe globalement 3 types de filières de formation :

  • Les études «classiques», en université ou en école d’ingénieur, sur des cursus cours (2 ou 3 ans) ou longs (5 ans).
  • Les études en alternance, avec différentes formules sur des rythmes très cadencés (4 jours en entreprise / 1 jour à l’école) ou très séquencés (3 semaines en entreprise / 1 semaine à l’école).
  • L’autoformation (il ne faut pas négliger les autodidactes, il y en a de très brillants).

Oui, je sais, je simplifie beaucoup les choses, mais c’est pour le bien de mon propos.

Intéressons-nous aux deux premiers types d’études. Elles comportent, l’une comme l’autre, des périodes d’enseignement scolaire magistral (cours en amphi, TD), des périodes d’application pratique (projets) et des périodes de découverte du milieu professionnel (stages ou apprentissage). La seule différence, c’est l’équilibre qui est tenu entre ces trois aspects.
Si je continue à schématiser, ça donne quelque chose comme ça :

  • En université, les cours magistraux forment l’essentiel de la formation.
  • En école d’ingénieur, les projets sont souvent prépondérants, ou tout au moins très importants.
  • En alternance, c’est l’expérience acquise en entreprise qui constitue la majeure partie du temps de formation.

Notez bien que je ne porte pas le moindre jugement sur ces différences. J’en parlerai peut-être dans un autre article, mais ce n’est pas le sujet pour le moment. Sachez juste qu’ayant passé 3 ans à la fac, 4 ans en école d’ingénieur, pour avoir embauché des informaticiens de tous profils et pour avoir donné des conférences dans des établissements assez différents, j’ai une vision assez précise de tout ça.

La chose qui ne cesse de m’étonner, c’est la perception que les informaticiens ont de leurs cursus, et comment ils les présentent lors des entretiens d’embauche.

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Les connaissances informatiques de base

Au fil du temps, j’ai pu observer des lacunes techniques chez beaucoup d’informaticiens. On ne peut évidemment pas tout savoir ; l’informatique est un domaine très large, qui couvre des choses très variées. Mais il y a un certain nombre de connaissances basiques que vous devez absolument maîtriser si vous êtes informaticien.

Valeurs binaires standard

Il me semble absolument nécessaire de connaître de tête les plus importantes valeurs binaires.

Un octet, c’est stocké sur combien de bits ? Et un entier standard ?

Combien peut-on stocker de valeurs différentes en 8 bits ? Et en 16, 24, ou 32 ?

Réponses :

  • Un octet est stocké sur 8 bits. Un entier standard est stocké sur 32 bits. Un «short» est classiquement stocké sur 16 bits, un «long» sur 64 bits.
  • En 8 bits (sur un octet, donc), on a 256 valeurs différentes. En non-signé, cela va donc de zéro jusqu’à 255. En signé, cela va de -128 à +127.
  • En 16 bits (sur 2 octets), on a 65 536 valeurs. De zéro à 65 535 en non-signé ; de -32 768 à +32 767 en signé.
  • En 24 bits (3 octets), on a 16 777 216 valeurs possibles.
  • En 32 bits (4 octets), on a 4 294 967 296 valeurs possibles.
  • En 64 bits (8 octets), on a 18 446 744 073 709 551 616 valeurs.

C’est pas bien compliqué à mémoriser. Gardez juste à l’esprit les ordres de grandeur :

  • 1 octet => 256
  • 2 octets => 65 mille
  • 3 octets => 16 millions
  • 4 octets => 4 milliards
  • 8 octets => beaucoup (je considère que 18 trillions, ça fait trop grand pour être compté).

Mais pourquoi est-ce si important à savoir ? Après tout, on peut recalculer facilement tout ça. Oui, mais pour un informaticien, recalculer ça reviendrait au même qu’un géomètre qui se demande tous les jours combien il y a de centimètres dans un mètre…

Concrètement, ces valeurs ne servent pas forcément tous les jours, mais il faut être capable de les utiliser à bon escient. Si vous faites du développement embarqué, vous aurez sûrement besoin de calculer au plus juste l’utilisation de la mémoire ; et en codant en C, vous devrez choisir le type de vos variables en connaissance de cause. Mais ce n’est pas le seul cas où c’est utile.

Si vous êtes un développeur Web ou un DBA vous aurez à créer des tables dans votre base de données. Pour cela, vous devez connaître les types de données que vous pouvez utiliser. Si on prend l’exemple de MySQL, les nombres entiers peuvent être stockés dans des champs de type TINYINT, SMALLINT, MEDIUMINT, INT et BIGINT. Chacun pouvant être signé (par défaut) ou non-signé (en ajoutant UNSIGNED au type).

Alors pour stocker la taille d’un être humain, en centimètres, un TINYINT UNSIGNED sera sûrement suffisant. Hum… sauf si vous devez gérer les 4 hommes les plus grands du monde qui dépassaient les 255 centimètres. Certains choisissent alors la facilité et stockent tous leurs entiers en utilisant des INT. Mais pourquoi prendre 4 octets, là où la moitié suffirait ?

De la même manière, quel est le type le plus adapté à une clé primaire ? Sur 16 bits, ce serait un peu court ; c’est assez fréquent d’avoir des tables qui contiennent bien plus de 65 milles lignes.

Un petit truc pour y arriver, c’est de réfléchir en terme de rapidité de remplissage de la table : Si vous avez en moyenne une nouvelle ligne par seconde, une clé primaire stockée sur 3 octets (un MEDIUMINT UNSIGNED) se remplira en à peine plus de 6 mois. Si par contre vous passez sur 4 octets (INT UNSIGNED), vous pouvez tenir ce rythme pendant 136 ans. Est-ce vraiment utile de passer sur un BIGINT ?

Langage de script

Quel que soit votre domaine, quelle que soit votre plate-forme, quelles que soient les technologies que vous utilisez, vous ne pouvez pas faire votre travail efficacement si vous ne connaissez aucun langage de script. Évidemment, on peut toujours s’en tirer en mettant au point des «méthodes de contournement». Mais quelle perte de temps ! Cela revient à passer le baccalauréat scientifique avec une calculatrice « 4 opérations » ; c’est possible, mais c’est se mettre soi-même des bâtons dans les roues.

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Recrutement : Administrateur système

Le poste d’administrateur système n’est plus à pourvoir. Merci à tous ceux qui m’ont envoyé un CV.
Par contre, nous sommes toujours à la recherche d’un développeur PHP, n’hésitez pas à postuler.

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Recrutement : Développeur principal PHP 5

Le poste de développeur n’est plus à pourvoir. Merci à tous ceux qui m’ont envoyé un CV.
Par contre, nous sommes à la recherche d’un administrateur système, n’hésitez pas à postuler.

Un billet inhabituel aujourd’hui : Fine Media, l’entreprise que j’ai co-créé et dont je suis le directeur technique, est à la recherche d’un développeur web. Pas n’importe quel poste de développement ; nous cherchons notre développeur principal.

C’est quoi un développeur principal ? Simplement la personne qui pourra prendre mon relais. Un “responsable des développements”, si vous préférez.

Présentation de l’entreprise

Nous éditons des sites web communautaires, comme CommentFaitOn ou DcoPhoto, et des sites « de niche » comme Le guide de la cuisine, ou les sites ComprendreChoisir (sur la fenêtre, la défiscalisation, le home cinema, les standards téléphoniques, …).

Nous sommes localisés dans le 17è arrondissement de Paris (métro Villiers).

L’environnement technique

  • Linux. On utilise de l’Ubuntu Server sur les serveurs, et de l’Ubuntu Workstation sur les postes de développement. À vrai dire, même les rédacteurs et les commerciaux sont sous Linux, chez nous.
  • PHP 5. Tout est développé en PHP, en objet, en utilisant des design patterns, avec des cycles de développement itératifs et des validations test/pré-production/production.
  • MySQL. On fait des requêtes assez compliquées. Il vaudrait mieux que vous sachiez la différence entre une sous-requête et une jointure.
  • Subversion. Si vous n’avez jamais utilisé le moindre système de gestion de sources, ce n’est pas grave, vous vous y ferez très vite. Et après vous ne pourrez plus vous en passer.

Ce que vous aurez à faire

  • Améliorer notre framework MVC interne, ainsi que notre CMS. Ils sont petits et légers, des vrais jouets faciles à faire évoluer dans les directions qui nous intéressent.
  • Travailler sur FineFS, notre outil de clustering réseau, placé sous licence libre. Si vous cherchez un projet hyper-technique en PHP, vous allez être servis ! ;-)
  • Génie logiciel : modélisation des objets métier, évolution du modèle de base de données, développement orienté objet.
  • Gestion de projet : écriture des spécifications techniques, suivi du planning, supervision des tests.

Évidemment, c’est un poste avec certaines responsabilités. Donc je cherche quelqu’un ayant déjà fait ses preuves en développement Web, et qui aime ça. Un passionné avec des idées à faire valoir, ayant envie de les partager et de les appliquer. Mais aussi quelqu’un qui souhaite faire de la gestion de projets et faire de l’encadrement.

Sans oublier que je prends le temps de former les membres de mon équipe. Car il s’agit vraiment d’une équipe : je cherche quelqu’un qui pourra nous apporter autant que nous pourrons lui apporter.

Alors si vous êtes ambitieux, si vous avez des idées techniques intéressantes, si vous aimez le Web et avez envie de bosser sur des trucs pointus et originaux, envoyez-moi votre CV à l’adresse amaury.bouchard@finemedia.fr.